Elle fut comme l'art dada, expressioniste, cubiste ou surréaliste considérée comme les "épaves" de l'art par le national-socialisme, le parti nazi;de Hitler, le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands), un art qu'il ne faut pas voir, ce qu'il ne faut pas suivre, la dégénérescence mentale et l'exemple même de l'anti-national-socialiste. Stigmatiser tous ces artistes comme Otto Dix, Max Beckmann, Max Chagall, Max Ernst, George Grosz, Kandinsky, Kichner, Klee, Kokoschka, Franz Marc, Munch, Nolde, Picasso, Schwitters, Van Gogh, etc, a servi aux nazis d'édicter un art officiel justifiant les théories déviantes, raciales, théories au service d'une idéologie afin d'encarter les masses dans un régime de terreur qui aboutira à la solution finale; l'extermination d'enfants, de femmes et d'hommes du peuple juif, du peuple gitans, d'handicapés physiques, d'homosexuels...
La première exposition de 1933, "Entarte Kunst" (art dégénéré) consistait à lier des dessins de malades mentaux à des artistes de l'art moderne afin de prouver au peuple l'esprit "dérangé" de ces artistes, esprit de "fou" ou de dégénéré et ainsi de dégager une certaine idée nazie totalement débile sur l'art "classique" avec bien sûr son concept d'académisme, de règles et de thématiques glorifiant travail, héroïsme, famille et patrie. Comme dans toutes les dictatures, le fascisme s'attaque à la mémoire, à l'expression libre, à l'art afin de canaliser et d'interdire avec sa propagande la libre pensée et la libre expression. Assimiler l'expression et la création de l'art moderne à une pathologie ou à une maladie pathologique a permis au nazisme de justifier en premier lieu l'extermination de malades mentaux, d'artistes juifs en les stigmatisant comme parias sans existence mentale, arme de propagande nécessaire à l'exclusion puis à l'extermination. Ce genre de processus fanatique et monstrueux fabriquant l'ignoble nous oblige à tous de refuser toute forme de servitude volontaire grâce à ce que nous possédons tous en nous : un esprit critique. Quant aux artistes plasticiens refusons toute forme ou tout concept stéréotypés ou formatés, la mise en forme selon un schéma donné de critères canoniques selon des règles conformes à des injonctions dites "conventionnelles" quel que soit le déterminant : social, , politique, culturel ou économique... Quels que soient le facteur ou les vecteurs : réseau, adhésion, collectifs, institutions, modes, mouvements artistiques, mouvances artistiques... Quel que soit le concept : label "d'art contemporain", label "d'art alternatif", label 'd'art brut", label de "contre-culture" ou tous ces labels ou ces classements d'artistes amateurs ou artistes professionnels et ce fameux marché de l'art et ses spéculations financières et ses cotes artificielles et conjoncturelles... Soyons tous vigilants et refusons l'indigence intellectuelle, esthétique, éthique ou artistique. Notre seul fil d'Ariane ou fil conducteur est notre Art. Lili-oto
Donc grand hommage à Paula Modersohn-Becker en Allemagne et à sa peinture :
voir article de Cécile CALLA : "L'allemagne redécouvre Paula Modersohn-Becker, femme libre et "dégénérée" (20/20 à la journaliste pour le titre!) http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-974193,0.html?xtor=RSS-3246
Note des Apea : nos liens ne sont pas activés, vous devez les copier car ceci nous évite de les vérifier et les actualiser ou de les supprimer (trop de boulot!)
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