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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 10:00
Pauvre Christine Albanel! il faut revoir la coupe de cheveux, enfin comme chacun le sait, Madame la Ministre n'est pas le Ministre arbitre des élégances (langue de bois et médiocre interview dans la revue Artension), on ne doute pas que toute notion de beauté lui soit étrangère pour ceux qui ont suivi son parcours à Versailles, rentabilité et paillettes obligent!!!... Lili-oto

Voir article dans le journal "le Monde" du jeudi 22 novembre 2007 de Raphaëlle Bacqué : Georges-Marc Benamou "l'ombre des puissants"  (notons dans l'interview de Benamou) :" Il faut au président un nouveau Malraux ou un nouveau Jack Lang . Pour l'instant, il ne l'a pas...) sympathique pour Christine Albanel!!!
Voir : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-980864,0.html?xtor=RSS-3246

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 16:11
Grand hommage en Allemagne à Paula Modersohn-Becker considéré par les nazis comme artiste à dénigrer et à classer dans l'art dégénéré, cette grande peintresse allemande Paula Modersohn-Becker née en 1876 est morte en 1907, elle est une figure de la peinture de l'art moderne allemand. Si vous vous rendez en Allemagne, allez voir sa peinture...

Elle fut comme l'art dada, expressioniste, cubiste ou surréaliste considérée comme les "épaves" de l'art par le national-socialisme, le parti nazi;de Hitler, le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands),  un art qu'il ne faut pas voir, ce qu'il ne faut pas suivre, la dégénérescence mentale et l'exemple même de l'anti-national-socialiste. Stigmatiser tous ces artistes comme Otto Dix, Max Beckmann, Max Chagall, Max Ernst, George Grosz, Kandinsky, Kichner, Klee, Kokoschka, Franz Marc, Munch, Nolde, Picasso, Schwitters, Van Gogh, etc, a servi aux nazis d'édicter un art officiel justifiant les théories déviantes, raciales, théories au service d'une idéologie afin d'encarter les masses dans un régime de terreur qui aboutira à la solution finale; l'extermination d'enfants, de femmes et d'hommes du peuple juif, du peuple gitans, d'handicapés physiques, d'homosexuels... 

La première exposition de 1933, "Entarte Kunst" (art dégénéré) consistait à lier des dessins de malades mentaux à des artistes de l'art moderne afin de prouver au peuple l'esprit "dérangé" de ces artistes, esprit de "fou" ou de dégénéré et ainsi de dégager une certaine idée nazie totalement débile sur l'art "classique" avec bien sûr son concept d'académisme, de règles et de thématiques glorifiant  travail, héroïsme, famille et patrie. Comme dans toutes les dictatures, le fascisme s'attaque à la mémoire, à l'expression libre, à l'art afin de canaliser et d'interdire avec sa propagande la libre pensée et la libre expression. Assimiler l'expression et la création de l'art moderne à une pathologie ou à une maladie pathologique a permis au nazisme de justifier en premier lieu l'extermination de malades mentaux, d'artistes juifs en les stigmatisant comme parias sans existence mentale, arme de propagande nécessaire à l'exclusion puis à l'extermination. Ce genre de processus fanatique et monstrueux fabriquant l'ignoble nous oblige à tous de refuser toute forme de servitude volontaire grâce à ce que nous possédons tous en nous : un esprit critique. Quant aux artistes plasticiens refusons toute forme ou tout concept stéréotypés ou formatés, la mise en forme selon un schéma donné de critères canoniques selon des règles conformes à des injonctions dites "conventionnelles" quel que soit le déterminant : social, , politique, culturel ou économique... Quels que soient le facteur ou les vecteurs : réseau, adhésion, collectifs, institutions, modes, mouvements artistiques, mouvances artistiques... Quel que soit le concept : label "d'art contemporain", label "d'art alternatif", label 'd'art brut", label de "contre-culture" ou tous ces labels ou ces classements d'artistes amateurs ou artistes professionnels et ce fameux marché de l'art et ses spéculations financières et ses cotes artificielles et conjoncturelles... Soyons tous vigilants et refusons l'indigence intellectuelle, esthétique, éthique ou artistique. Notre seul fil d'Ariane ou fil conducteur est notre Art. Lili-oto

Donc grand hommage à Paula Modersohn-Becker en Allemagne et à sa peinture : 
voir article de Cécile CALLA : "L'allemagne redécouvre Paula Modersohn-Becker, femme libre et "dégénérée" (20/20 à la journaliste pour le titre!) http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-974193,0.html?xtor=RSS-3246
  
Note des Apea : nos liens ne sont pas activés, vous devez les copier car ceci nous évite de les vérifier et les actualiser ou de les supprimer (trop de boulot!)


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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 12:28




  ARTISTE EN GREVE

  ARTISTE EN GREVE

grève de présentation

grève de divulgation

grève de monstration

un acte symbolique!



Conformément à la
lettre de mission à Lettre de mission a Mme Albanel Ministre de la culture et de la communication    
 
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
 
Paris, le 1 août 2007
 
Madame la Ministre
 
Tout au long de la campagne présidentielle, des engagements ont été pris dans le champ de vos compétences ministérielles. Il va de soi que nous attendons de vous que vous les teniez. L’objet de cette lettre de mission est de vous préciser les points qui, parmi ces engagements, nous paraissent prioritaires et sur lesquels nous vous demandons d’obtenir rapidement des résultats.
 
Après l’ère Malraux, un second cycle politique a conduit dans les années 1980 à une forte croissance des moyens d’intervention du ministère (budget, aides fiscales et réglementaires comme le prix unique du livre), permettant de soutenir des formes artistiques toujours plus nombreuses, et se traduisant par le lancement régulier de ” grands projets “.
 
Les acquis de cette politique sont considérables : une offre artistique foisonnante, des musées et des monuments rénovés, un cinéma rivalisant avec la production internationale. Ces succès ne doivent cependant pas faire oublier les lacunes et les ratés : un déséquilibre persistant entre Paris et les régions, une politique d’addition de guichets et de projets au détriment de la cohérence d’ensemble, une prise en compte insuffisante des publics, et surtout l’échec de l’objectif de démocratisation culturelle. De fait, notre politique culturelle est l’une des moins redistributives de notre pays. Financée par l’argent de tous, elle ne bénéficie qu’à un tout petit nombre.
 
L’environnement dans lequel s’inscrit la politique culturelle est par ailleurs en pleine transformation. La révolution numérique crée une possibilité d’accès quasi infini aux œuvres de l’esprit, tout en menaçant gravement la création par les atteintes aux droits d’auteur et aux droits voisins qu’elle permet. Et les industries culturelles sont de leur côté à l’origine d’une part croissante de la richesse et de l’emploi.
 
L’heure d’un nouveau souffle pour notre politique culturelle est donc venue, celle d’adapter l’ambition d’André Malraux au XXIème siècle. Il vous revient de proposer les voies et moyens d’une politique culturelle nouvelle, audacieuse, soucieuse de favoriser l’égalité des chances, d’assurer aux artistes une juste rémunération de leur travail, de développer la création et nos industries culturelles, de s’adresser à tous les publics.

(...)

voir la suite article suivant 

En vous renouvelant notre confiance, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos respectueux hommages.
 
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy Le Premier ministre, François Fillon Madame Christine Albanel Ministre de la Culture et de la communication
 
 
——————————- ————————————————-  
 
Aux Apea, Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine (
http://apea.over-blog.net/)nous notons :
 
“d’assurer aux artistes une juste rémunération de leur travail”
 
“Vous réformerez à cette fin les conditions d’attribution des aides en créant des commissions indépendantes d’attribution associant des experts, des artistes et des représentants du public”  
 
Il y a beaucoup de commentaires à faire sur cette lettre, les Apea considèrent aujourd’hui selon le contenu de cette lettre de mission comme “acquit” le droit de monstration ou de présentation, Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, avocat et connaissant parfaitement son droit.
 
Nous souhaitons que ces commissions indépendantes aient un président d’honneur, un juge en fonction et en capacité d’instruire. Nous demandons que les membres de ces commissions déclarent leurs appartenances à un parti politique si c’est le cas et s’ils sont membres ou adhérents à des associations sous toutes ces formes sans aucune exception. Nous pensons que nous devons refuser l’opacité de l’attribution de subventions (l’argent public, notre argent en commun à tous).
 
biennale de sculpture organisée par le collectif de la Morue noire à Bègles dans le cadre de Novart à Bordeaux
 
( …) “d’assurer aux artistes une juste rémunération de leur travail”  
 
Nous avons essuyé un refus de paiement du droit de monstration ou de présentation pour la biennale de sculpture organisée par le collectif de la Morue noire à Bègles dans le cadre de Novart à Bordeaux pour les artistes plasticiens. De plus je ne peux pas avoir un vidéo projecteur le temps de l’expo (1 mois) (j’ai été prévenu il y a quelques jours par phone) pour projetter mon film d’une heure et demi que je viens de finir de monter , j’ai donc décidé d’annuler l’exposition.
 
La ville de Bordeaux, le Conseil Général de Gironde et le Conseil Régional d’Aquitaine n’a pas voulu mettre la main à la poche (notre poche !) pour financer les artistes plasticiens et l’évènement correctement. Preuve qu’à gauche, Philippe MADRELLE et Alain Rousset (en + Président de l'ARF association des régions de France) ne sont pas OK avec Nicolas Sarkozy et qu’ils estiment comme Alain Juppé maire de Bordeauxque notre travail n’a pas à être rémunéré. Dommage pour quelqu’un qui est SDF depuis 4 mois et qui est arrivé en étant aidé par des amis à faire sans un euro un film de 1 heure trente ! Par contre pour les autres évènements de Novart, les autres artistes et les techniciens intermittents du spectacle eux seront payés !!! Un jour peut-être, un Procureur se penchera sur la question, espérons-le… !! lili-oto  
Nota : Quand je dis : “j’ai donc décidé d’annuler l’exposition” ça n’engage que moi bien sûr et non cette biennale de sculpture. Il va de soi qu’un artiste qui expose au Frac Aquitaine ou au CAPC musée d’art Contemporain de Bordeaux n’a pas de problème pour avoir un vidéo projecteur !!!! On nous prend vraiment pour des cons !
 


 - voir FORUM France 3 “Ce soir ou jamais”
http://forums.france3.fr/ce-soir-ou-jamais/Lu-vu-ecoute-vos-recommandations/liste_sujet-1.htm 
 - voir FORUM France 3 des Régions “Aquitaine” : http://forums.france3.fr/france3/Le-forum-des-regions/liste_sujet-1.htm 
 - voir FORUM Maison des Artistes:
http://www.lamaisondesartistes.fr/publications/spip.php?article86

 - voir Syndicat National des Sculpteurs et Plasticiens SNPS : http://www.sculpteurs.org/snsp/fr/forum/forum.php
 - voir Sud Ouest Blogs : http://lilioto.blogsudouest.com/ 
Article L122-2
La représentation consiste dans la communication de l’œuvre au public par un procédé quelconque, et notamment :
1º Par récitation publique, exécution lyrique, représentation dramatique, présentation publique, projection publique et transmission dans un lieu public de l’oeuvre télédiffusée ;
2º Par télédiffusion.
La télédiffusion s’entend de la diffusion par tout procédé de télécommunication de sons, d’images, de documents, de données et de messages de toute nature.
Est assimilée à une représentation l’émission d’une œuvre vers un satellite.

Article L122-4
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.

Article L131-4
(Loi nº 94-361 du 10 mai 1994 art. 6 Journal Officiel du 11 mai 1994)
La cession par l’auteur de ses droits sur son œuvre peut être totale ou partielle. Elle doit comporter au profit de l’auteur la participation proportionnelle aux recettes provenant de la vente ou de l’exploitation.
Toutefois, la rémunération de l’auteur peut être évaluée forfaitairement dans les cas suivants :
1º La base de calcul de la participation proportionnelle ne peut être pratiquement déterminée;
2º Les moyens de contrôler l’application de la participation font défaut;
3º Les frais des opérations de calcul et de contrôle seraient hors de proportion avec les résultats à atteindre;
4º La nature ou les conditions de l’exploitation rendent impossible l’application de la règle de la rémunération proportionnelle, soit que la contribution de l’auteur ne constitue pas l’un des éléments essentiels de la création intellectuelle de l’œuvre, soit que l’utilisation de l’œuvre ne présente qu’un caractère accessoire par rapport à l’objet exploité;
5º En cas de cession des droits portant sur un logiciel;
6º Dans les autres cas prévus au présent code.
Est également licite la conversion entre les parties, à la demande de l’auteur, des droits provenant des contrats en vigueur en annuités forfaitaires pour des durées à déterminer entre les parties.
 


Collectif de la Morue Noire ou collectif des chemises noires (camicie nere) ? On va finir par se poser la question!!!

La bannière de la biennale des sculpteurs est une image hideuse ” la femme : une arête qui vous reste coincée au fond de la gorge!” Une image ignoble qui s’attaque à la féminité et à la femme. Le crétin qui en est l’auteur ferait bien d’aller voir un psy. Une image pseudo-pompier à ne pas confondre avec l’art brut. Le dit “art” Pompier qui ne mérite à mes yeux qu’insulte et mépris …!…



J’ai copié cette image hideuse sur le site de la Morue Noire puisque mon nom comme celui d’autres artistes y figurent…

Il va de soi que cette affiche n’a jamais eu ma caution … ! ….

Quant au texte qui accompagne cette bannière que je copie sur le site de la Morue noire dont je n’ai pas été avisé qui n’est qu’un
texte artistiquement, culturellement et politiquement
déviant 
et scandaleux que je me permets de copier puisque mon nom y est associé comme celui des autres artistes de cette soi-disant biennale de sculpture

le texte de la Morue Noire :
La 2ème Biennale de Sculpture, aura lieu en novembre 2007 à Bègles en Gironde sur le site des Terres Neuves et à la Morue Noire.

Elle sera intégrée à la programmation de Novart (un mois d'exprsession d'art contemporain)

L'ambition de cette manifestation à l'instar des précédentes sera prioritairement de reconcilier le fond et la forme, le créateur et le spectateur, le désir, la générosité - l'un et l'autre ! 

Elle s'intitule "humain, trop humain" car Nietzche est d'actualité et qu'il vaut mieux pour la survie de l'espèce un philosophe mort que des abrutis vivants. 

Nous l'allons démontrer tout à l'heure ! 

Nous nous efforçons de ne rien exclure des grands courants actuels de la sculpture faire en sorte qu'ils soient valorisés et compréhensibles. 

Nous voulons également restituer à la sculpture sa dimension et par la même son mythe et sa nécessité. 

Sachant qu'il est plus facile de faire une manifestation confidentielle pour "invités" beni-oui-oui, nous choisissons donc un évènement "grand public", parce que nous sommes exigeants et que vous le valez bien!
 

La Morue Noire a une démarche totalement antidémocratique et irrespectueuse.

Alors que cette exposition avait un regard singulier, non pour sa cohérence mais pour sa diversité artistique liant des artistes avec des points de vue diamétralement opposé sur l'art.  La Morue Noire aurait pu demander à Didier Arnaudet, à Gilles Réthoré, à Charlotte Laubard ou à Echevarria Guadalupe d'écrire un texte, les plumes ne manquent pas à Bordeaux ! Surtout pour un sujet d'actualité: le "
respect de la diversité artistique". Peut-on mélanger des artistes dit de l'art brut et de l'art dit "Contemporain", des artistes reflétant l'expression du sensible et des artistes plus conceptuels, etc... Surtout dans un pays ou son administration culturelle et ses institutions culturelles sont réputées pour leurs attitudes sectaires pour les Arts Plastiques !

Quant à ce texte de la Morue Noire ou plus précisément de Monsieur Michel Lecoeur:

"L'ambition de cette manifestation à l'instar des précédentes sera prioritairement de réconcilier le créateur et le spectateur" Nous n'avons jamais été en guerre contre les spectateurs ! De plus c'est ce genre de discours populiste et démagogue que l'on retrouve sous toutes les dictatures qui ont voulu canaliser et museler les artistes et l'art; Révolution culturelle, stalinisme, fascisme d'où l'exposition de l'art dégénéré... De toute façon on retrouve ce genre de discours réac partout sur les forums d'arts plastiques aussi bien à droite qu'à gauche (conseil d'orientation: une fameuse pétition qui circule sur le net)...


"L'ambition de cette manifestation à l'instar des précédentes sera prioritairement l'un et l'autre !" 
 ???? métaphysique (l'être et le monde) ou pataphysique (science des solutions imaginaires)? Vaste programme ou calembour ?

"Restituer à la sculpture son mythe" c'est parfaitement débile d'écrire ce genre de connerie en 2007 !
 
" Nous l'allons démontrer tout à l'heure !" Les artistes n'ont rien à démontrer ! Nous ne sommes pas des "scientistes" ! C'est débile!

"Nous nous efforçons de ne rien exclure des grands courants actuels de la sculpture faire en sorte qu'ils soient compréhensibles." Il ne doit pas souvent ouvrir des revues d'art Michel Lecoeur, car si il veut montrer tous les courants actuels de la sculpture ce n'est pas les Terres neuves à Bègles qui lui faut mais cent musées d'art Contemporain à Bordeaux comme le CAPC + une centaine de FRAC Aquitaine ! Deuxièmement "Compréhensible" , compréhensible à quoi ? En quoi ? Selon quels critères ? Quelle esthétique (Socrate? Platon? Aristode? Thomas d'Aquin? Kant? Hegel? Kierkegaard? Shopenhauer? Nietzsche? Holderlin? Heidegger? Adorno? Benjamin? Wittgenstein? Maldiney? Lyotard? Deleuze? Bourdieu? Derrida? Mais pourquoi pas le père du structuralisme : Levi-Strauss? et pourquoi pas Merleau-Ponty? et Yves Michaud, Wilhelm Schlegel, Nicolas Bourriaud? mais Michel Lecoeur fait peut-être référence à "la sculpture de soi : la morale esthétique" de Michel Onfray)? Quel jugement ? Quelle perception et quelle culture ? Quel sens et quelle philosophie ?

"nous choisissons donc un évènement "grand public", parce que nous sommes exigeants et que vous le valez bien!" Il faut arrêter de sniffer de la lessive Lecoeur ! A moins que ce soit du mauvais Coluche, Desproches ou Cioran ?

"Elle s'intitule "humain, trop humain" car Nietzche est d'actualité et qu'il vaut mieux pour la survie de l'espèce un philosophe mort que des abrutis vivants."
Qui sont ces abrutis vivants ??? Les artistes qui ne partagent pas le même point de vue que Monsieur  Michel Lecoeur ?  Un certain public ?  des journalistes ?  Des  critiques  ?  Les  dirigeants des  institutions culturelles ? Les élus ? La délégation des Arts Plastiques aux Ministère de la Culture ???

Lili-oto : ” Voici ma réponse à cette phrase, à ce texte et à cette bande d’abrutis et d’idiots de la Morue Noire et aux soi-disant artistes pompiers qui revendiquent un soi-disant art académique ou classique:


” Un objet nouveau vient de faire son apparition dans le paysage imaginaire de la Renaissance ; c’est la nef des fous, le Narrenschiff.

D’étranges bateaux ivres qui filent le long des fleuves de la Rhénanie ou des canaux flamands (…), qui d’une ville à l’autre mènent leur cargaison insensée (…). les fous alors ont une existence errante, chassés des villes et confiés à des bateliers qui les rejettent à la terre, plus vite qu’ils ne l’ont promis…

Enfermé dans le navire, d’où on ne n’échappe pas, le fou est confié à la rivière aux mille bras, à la mer aux mille chemins, à cette grande incertitude extérieure à tout. Il est prisonnier au milieu de la plus libre, de la plus ouverte des routes : solidement enchaîné à l’infini carrefour. Il est le passager par excellence, c’est à dire le prisonnier du passage. Et la terre sur laquelle il abordera, on ne la connaît pas, tout comme on ne sait pas, quand il prend pied, de quelle terre il vient. Il n’a sa vérité et sa patrie que dans cette étendue inféconde entre deux terres qui ne peuvent lui appartenir…

Textes condensés de “l’histoire de la folie à l’âge classique” de Michel FOUCAULT.

Nota : c'est la première fois que les Apea jugent d'autres artistes ! Mais le situation justifie ce genre d'exercice
! Lili-oto

Et sache Michel Lecoeur que les artistes qui défendent le paiement des droits de présentation ou de monstration, le respect de la diversité artistique et culturelle et qui n'ont pas la chance d'avoir un atelier avec un loyer gratuit offert par la Mairie de Bègles et son maire Noël Mamère ne sont pas des saloperies, tes insultes tu peux te les mettre où je pense brave stalinien! Reste dans ta bulle et va te trouver d'autres pigeons pour te faire
ton marketing poujadiste !!!



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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 12:28
Selon l'article de Clarisse Fabre du journal le Monde du jeudi 1er novembre 2007 la culture va se serrer la ceinture. ( http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-973085,0.html?xtor=RSS-3246 )

Un gel de 6% des crédits plus important que celui de l'an dernier.

Madame Christine Albanel, ministre de la culture, a admis : " le budget 2008 de la culture est un budget contraint, d'austérité"

Une bataille PS et Albanel au parlement au sujet des crédits alloués au spectacle vivant en baisse de 414 000 d'euros selon le PS, faux! dit la ministre , tout au plus 50000 euros! 

Que deviendra le projet de Sarkozy sur la gratuité des musées, seul dieu le sait!

Quant à la délégation aux arts plastiques, ni le gouvernement, ni l'opposition, PS, PC, Verts n'en parlent, ils s'en tapent!!! Nous les artistes plasticiens nous n'existons pas!

lili-oto 


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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 00:07
Proposition d’une loi pour la reconnaissance du statut d’artiste en France. Ce débat s’adresse à La MDA, son président. Aux artistes plasticiens. Aux associations, réseaux ou fédérations, FRAAP, CAAP et toutes les autres. Aux syndicats, SNSP, SNAPcgt, SNLA-FO, CFDT FTILAC, SNAC et les autres. ADAMI, AGESSA, SACD, SAIF, CISAC , et les autres. Aux élus, Députés et Sénateurs et au Gouvernement français.

les Apea proposent un débat sur le forum de la Maison des artistes MDA sur le sujet, Participez à ce forum

voir  :  http://www.lamaisondesartistes.fr/publications/spip.php?article86#forum5677 (copier et coller)

le texte proposé par les Apea Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine

Loi d’obligation de reconnaissance

"On entend par "artiste" toute personne qui crée ou participe par son interprétation à la création d’oeuvres d’art, qui considère sa création artistique comme un élément essentiel de sa vie, qui ainsi contribue au développement de l’art et de la culture, et qui est reconnue ou cherche à être reconnue en tant qu’artiste, quelle soit liée ou non par une relation de travail ou d’association quelconque. La loi d’obligation de reconnaissance vise à garantir l’obligation du respect du droit des artistes sur tout le territoire français, à exercer une activité artistique sans être sujet d’une discrimination sociale , économique ou politique, sans être l’objet d’exclusion ou de préférence fondée sur l’opinion politique, philosophique, artistique, l’origine raciale, religieuse ou sociale ."

Cette proposition de loi s’adresse à tous les artistes ; plasticiens, comédiens, réalisateurs, écrivains, metteurs en scène, cirques, musiciens, rappeurs, chanteurs, acteurs, danseurs, poètes, slameurs, chorégraphes, scénaristes, chefs d’orchestre, etc...

Nous devons défendre notre activité artistique, notre droit de présentation, la rétribution lorsque notre travail est exposé, nous sommes les seuls artistes à ne pas être rémunérés lorsque nous sommes à l’affiche. Notre vie professionnelle doit bénéficier d’un véritable statut et d’une loi définissant notre activité d’artiste au sens le plus large, c’est pour cette raison que nous exigeons que le texte de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) devienne une loi en France. Depuis au moins deux millénaires d’activités artistiques, il est temps en 2007 qu’un statut de l’artiste soit défini par la loi.

Nous ne sommes ni des patrons, ni des salariés, ni des travailleurs indépendants, ni des artisans, ni des commerçants, ni une profession libérale, ni des chomeurs, ni des Rmistes, ni des intermittents mais « uniquement des artistes »...


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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 12:47

mail reçu de Art Point France Diffusion
2, rue Marcel Granier
30100 Alès (France)      le lien : http://www.artpointfrance.info/article-12277536-6.html

Lundi 10 septembre 2007
Lettre de mission à Mme Albanel, ministre de la culture et de la communication
Lu dans le supplément juridique du Moniteur le 31 août 2007
 
  
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le 1 août 2007


Madame la Ministre

 Tout au long de la campagne présidentielle, des engagements ont été pris dans le champ de vos compétences ministérielles. Il va de soi que nous attendons de vous que vous les teniez. L'objet de cette lettre de mission est de vous préciser les points qui, parmi ces engagements, nous paraissent prioritaires et sur lesquels nous vous demandons d'obtenir rapidement des résultats.

 Après l'ère Malraux, un second cycle politique a conduit dans les années 1980 à une forte croissance des moyens d'intervention du ministère (budget, aides fiscales et réglementaires comme le prix unique du livre), permettant de soutenir des formes artistiques toujours plus nombreuses, et se traduisant par le lancement régulier de " grands projets ".

Les acquis de cette politique sont considérables : une offre artistique foisonnante, des musées et des monuments rénovés, un cinéma rivalisant avec la production internationale. Ces succès ne doivent cependant pas faire oublier les lacunes et les ratés : un déséquilibre persistant entre Paris et les régions, une politique d'addition de guichets et de projets au détriment de la cohérence d'ensemble, une prise en compte insuffisante des publics, et surtout l'échec de l'objectif de démocratisation culturelle. De fait, notre politique culturelle est l'une des moins redistributives de notre pays. Financée par l'argent de tous, elle ne bénéficie qu'à un tout petit nombre.

L'environnement dans lequel s'inscrit la politique culturelle est par ailleurs en pleine transformation. La révolution numérique crée une possibilité d'accès quasi infini aux œuvres de l'esprit, tout en menaçant gravement la création par les atteintes aux droits d'auteur et aux droits voisins qu'elle permet. Et les industries culturelles sont de leur côté à l'origine d'une part croissante de la richesse et de l'emploi.

L'heure d'un nouveau souffle pour notre politique culturelle est donc venue, celle d'adapter l'ambition d'André Malraux au XXIème siècle. Il vous revient de proposer les voies et moyens d'une politique culturelle nouvelle, audacieuse, soucieuse de favoriser l'égalité des chances, d'assurer aux artistes une juste rémunération de leur travail, de développer la création et nos industries culturelles, de s'adresser à tous les publics.

Nous souhaitons qu'avec le ministre de l'Education nationale, vous fassiez de l'éducation culturelle et artistique à l'école une priorité de votre action en faisant tomber, pour cela, la barrière qui s'est progressivement dressée entre le monde éducatif et le monde de la culture du fait de la séparation des deux ministères. L'école doit transmettre à tous les élèves les bases culturelles fondamentales leur permettant de connaître et d'aimer l'histoire, la langue et le patrimoine littéraire et artistique de notre pays - condition pour se sentir membres d'une même Nation -, de vivre en homme ou en femme libre, et d'apprécier, tout au long de leur vie, l'art, le spectacle, la littérature, et toutes les autres formes de pratiques culturelles. Nous pensons que la création d'un enseignement obligatoire d'histoire de l'art peut constituer le support de cette éducation culturelle qui fait aujourd'hui si cruellement défaut à nos enfants. Vous veillerez également à ce que tous les enfants, durant toute leur scolarité, puissent avoir une pratique artistique effective, en diversifiant les possibilités et en favorisant les pratiques collectives. Chaque établissement scolaire devra établir des liens privilégiés avec un établissement culturel. L'épreuve artistique au baccalauréat sera davantage valorisée. Enfin, vous encouragerez ceux de nos jeunes qui ont une activité artistique d'excellence tout en poursuivant une scolarité normale, par exemple en aménageant celle-ci et en facilitant leur accès aux grandes écoles ou leur réussite universitaire.

La mise en œuvre de cette politique d'éducation culturelle et artistique suppose un partenariat renouvelé et durable entre votre ministère et celui de l'Education nationale afin que les administrations et le monde de l'éducation se rapprochent de ceux de la culture. Avec le ministre de l'Education nationale, vous nous proposerez les modalités de ce partenariat pérenne, qui associera les collectivités locales.  

L'accès aux œuvres de l'esprit passe aussi, de plus en plus, par la médiation audiovisuelle. A la télévision comme à l'école, la culture doit être davantage présente dans les programmes.

France Télévisions doit fortement affirmer son identité de service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse ; une offre qui marque une plus grande différence avec les chaînes privées ; une offre fondée sur des programmes populaires de qualité aux heures de grande écoute. Un cahier des charges rénové sera rédigé pour encadrer les activités et préciser les identités des différentes chaînes de France Télévisions. Un certain nombre de synergies importantes, qui n'ont été que trop longtemps différées, doivent être mises en œuvre. Pour les permettre, vous expertiserez et nous proposerez les modifications souhaitables de structures.

Radio France devra également poursuivre sa modernisation et promouvoir la diversité éditoriale, culturelle et musicale. S'agissant des radios privées, vous dresserez avec le CSA un bilan des règles applicables en matière de quotas et proposerez des aménagements permettant d'améliorer l'exposition de toutes les musiques.

Quant à la révolution numérique, elle doit être l'occasion de conduire un public toujours plus nombreux vers le patrimoine culturel français et de langue française, et vers la création contemporaine. L'Etat peut l'encourager par la mise à disposition gratuite, sur Internet, du patrimoine public ou financé par des fonds publics, et par l'incitation à la diffusion numérique croissante de contenus culturels privilégiant des solutions innovantes, interactives et éducatives.

La gratuité des musées nationaux fait partie des engagements du projet présidentiel. Si elle est possible et réussie ailleurs, on ne voit pas pourquoi elle ne le serait pas en France. Celle-ci faisant toutefois l'objet de débats au sein du monde de la culture, vous conduirez d'abord une expérimentation de la gratuité avec un échantillon d'établissements, sans perte de recettes pour les musées concernés. Son objet sera d'en mesurer toutes les conséquences et de déterminer les conditions de réussite de sa généralisation.

Vous créerez à l'échelon de la France ou, mieux encore, à l'échelon de l'Union européenne, en profitant à cet effet de la présidence française de l'Union au second semestre de l'année 2008, un " pass culture " pour les jeunes, leur donnant un droit de visite gratuit aux musées et aux sites les plus remarquables du patrimoine français ou européen.

Vous vous appuierez sur des intermédiaires compétents pour faire venir à la culture des publics qui en sont aujourd'hui très éloignés et expertiserez la proposition d'un " chèque culture " remis aux familles pour leur permettre d'accéder aux équipements culturels de leur choix.

La démocratisation culturelle, c'est enfin veiller à ce que les aides publiques à la création favorisent une offre répondant aux attentes du public. Vous réformerez à cette fin les conditions d'attribution des aides en créant des commissions indépendantes d'attribution associant des experts, des artistes et des représentants du public. Vous exigerez de chaque structure subventionnée qu'elle rende compte de son action et de la popularité de ses interventions, vous leur fixerez des obligations de résultats et vous empêcherez la reconduction automatique des aides et des subventions. Dans le même esprit, et de manière alternative, vous examinerez dans quelle mesure le dispositif d'aide à la production cinématographique, qui repose en partie sur le succès public des œuvres subventionnées, pourrait être appliqué au théâtre, ce qui n'interdit pas de le moderniser par ailleurs.

Nous souhaitons conduire dans les plus brefs délais un plan de sauvetage de l'industrie musicale et, plus largement, de protection et de promotion des industries culturelles couvertes par les droits d'auteur et droits voisins. Ce plan devra être mené avec la ministre de l'Economie, des finances et de l'emploi, et s'appuyer sur trois volets : la montée en puissance d'une offre numérique diversifiée, bon marché et simple d'utilisation ; la prévention et la répression de la piraterie numérique ; l'aide à l'adaptation des structures et des modèles économiques des industries concernées. A cette fin, vous favoriserez la mise à disposition du public d'offres commerciales attractives de musique, de films et de toutes les formes de création enregistrée sur les nouveaux réseaux fixes et mobiles. La chronologie des médias doit poursuivre son adaptation. Vous inciterez les titulaires de catalogues à numériser leurs œuvres et à les distribuer sur tous les supports. Vous ferez de l'interopérabilité une priorité majeure. Parallèlement, vous rechercherez les voies et moyens pour conclure un accord interprofessionnel permettant de dissuader efficacement et de réprimer la contrefaçon de masse. Les solutions techniques existent, elles doivent être expérimentées et mises en œuvre. Vous nous proposerez les mesures d'accompagnement utiles à la sauvegarde et à la transition des industries culturelles vers de nouveaux modèles de développement et de croissance. A partir d'un bilan de la loi DADVSI, vous préparerez enfin les prochaines échéances législatives et communautaires. Notre pays doit être en position pionnière en Europe pour la défense des droits, la diffusion de contenus numériques, la promotion de l'interopérabilité et la responsabilité des acteurs de l'Internet.  

Par ailleurs, vous prendrez les dispositions nécessaires pour permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise qu'elle traverse depuis des années, en particulier en ce qui concerne le régime de sa distribution et son adaptation à l'univers numérique.

Nous vous demandons d'expertiser le projet de créer un centre de recherche et de collections permanentes dédié à l'histoire civile et militaire de la France. De même, en prévision des soixante-dix ans de l'appel du Général de Gaulle (2010), vous étudierez le projet d'un ambitieux mémorial de la résistance et de la France libre, en hommage à tous les résistants. Leurs témoignages, histoires, récits et mémoires seraient collectés puis réunis dans l'enceinte d'un monument qui serait lui-même un geste architectural.

Vous appuierez l'effort de rationalisation des structures de la politique culturelle extérieure de la France demandé au ministre des Affaires étrangères et européennes, afin que cette politique gagne en cohérence, en visibilité et en impulsion. Vous étudierez les moyens de mieux déployer nos implantations culturelles à l'étranger en fonction de la nouvelle géographie des zones d'influence et de création dans le monde, et des conséquences de l'intégration européenne sur l'étendue de notre réseau diplomatique et consulaire.

A partir d'une étude définissant nos objectifs selon les différentes parties du monde, vous élaborerez un schéma de réorganisation et de rationalisation des instruments de la politique audiovisuelle extérieure de la France pour une présence audiovisuelle plus forte, plus cohérente, plus ambitieuse, plus efficace.

De même, nous voulons que la France joue un rôle majeur dans l'accueil et la formation des futures élites culturelles et artistiques des pays étrangers. En lien avec le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, vous prendrez les dispositions nécessaires pour les attirer en France et créer des liens étroits et durables entre ces élites et nos artistes. Par ailleurs, vous rechercherez des collaborations européennes et internationales dans le domaine de l'enseignement artistique supérieur.

C'est pourquoi vous prendrez toutes les dispositions nécessaires pour donner à nos industries culturelles les meilleures chances de se développer ou de se renforcer, et, à l'image du cinéma français dont le succès est incontestable, ou de la politique du livre qui globalement remplit ses objectifs, vous consoliderez l'action des pouvoirs publics au service de l'indépendance et de la prospérité de ces industries.

Dans le cadre d'une renégociation de la sixième directive TVA, qui sera pilotée par la ministre de l'Economie, des finances et de l'emploi, vous vous efforcerez d'obtenir le droit pour notre pays d'appliquer un taux de TVA réduit à l'ensemble de nos biens culturels, dans l'univers physique comme sur les réseaux.

A l'issue d'une réflexion stratégique associant tous les acteurs et couvrant tous les sujets, vous nous proposerez, avec la ministre de l'Economie, des finances et de l'emploi, une remise à plat des dispositions législatives et réglementaires qui s'appliquent au secteur de l'audiovisuel. En tenant compte de la nouvelle donne du marché comme des exigences de la création, l'objectif doit être de supprimer les incohérences croissantes de la législation actuelle et de permettre l'émergence de groupes de communication audiovisuelle français de premier plan, capables de structurer une industrie française puissante des contenus et d'affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux de distribution.

Vous accorderez une attention particulière aux arts numériques interactifs. La France dispose d'un capital humain très recherché et de sociétés créatives dans le domaine du jeu vidéo et nous souhaitons que ce secteur soit intégré dans vos priorités.

Vous prendrez les dispositions nécessaires pour redresser rapidement le marché de l'art français. Vous analyserez notamment sa situation juridique et fiscale (TVA, droit de suite···) au regard de la situation dans les autres pays, et ferez des propositions d'amélioration. Vous examinerez les raisons qui freinent la reconnaissance des talents français à l'étranger. Vous étudierez la pertinence de l'organisation des commandes d'art (FNAC et FRAC) et engagerez une réflexion sur la possibilité pour les opérateurs publics d'aliéner des œuvres de leurs collections, sans compromettre naturellement le patrimoine de la Nation, mais au contraire dans le souci de le valoriser au mieux.

Enfin, vous nous proposerez un pilotage rénové de l'organisation de la profession d'architecte et de son enseignement et vous veillerez à favoriser la diffusion de l'architecture contemporaine et sa prise en compte dans les programmes d'urbanisme et de construction.

Réussir les réformes attendues par les Français et cesser la spirale de l'endettement ne sont nullement inconciliables, mais sont au contraire deux objectifs complémentaires dès lors qu'il est décidé d'abandonner les politiques qui ne marchent pas au profit de politiques qui marchent. Répartir la pénurie est aussi lâche et inefficace que laisser courir la dette publique. Si nous voulons modifier en profondeur les structures et les modes d'intervention des administrations publiques, c'est pour que chaque euro dépensé soit un euro utile et que le potentiel humain inestimable de notre administration soit beaucoup mieux valorisé.

Dès cet été, une révision générale des politiques publiques, à l'instar de celle réalisée par le Canada au milieu des années 90, sera donc entreprise. Elle sera conduite, sous notre autorité, par le Secrétaire général de la Présidence de la République, le Directeur du cabinet du Premier ministre, le ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques, ainsi que des personnalités qualifiées issues du secteur public et du secteur privé, et des parlementaires. L'objet de cette révision générale des politiques publiques sera de passer en revue, avec la collaboration, naturellement, des ministres concernés, chacune des politiques publiques et des interventions mises en œuvre par les administrations publiques, d'en évaluer les résultats et de décider des réformes nécessaires pour améliorer la qualité du service rendu aux Français, le rendre plus efficace et moins coûteux, et surtout réallouer les moyens publics des politiques inutiles ou inefficaces au profit des politiques qui sont nécessaires et que nous voulons entreprendre ou approfondir. C'est dans le cadre de cette révision générale que sera mis en œuvre l'engagement présidentiel d'embaucher un fonctionnaire pour deux partant à la retraite et que nos objectifs de finances publiques sur cinq ans seront poursuivis et atteints (réduction de la dette publique à moins de 60% du PIB, équilibre budgétaire, baisse aussi rapide que possible des prélèvements obligatoires avec l'objectif d'une réduction de quatre points sur dix ans).

Nous vous demandons de vous impliquer personnellement et sans réserve dans cet exercice qui ne saurait remettre aucunement en cause la mission que la présente lettre vous confie. Les premières grandes réformes issues de la révision générale des politiques publiques interviendront dès la préparation des budgets pour 2008. Nous insistons sur le fait qu'un bon ministre ne se reconnaîtra pas à la progression de ses crédits, mais à ses résultats et à sa contribution à la réalisation du projet présidentiel, y compris sur le plan financier.

Nous ferons le point d'ici un an de l'avancement de votre mission et des inflexions qu'il convient, le cas échéant, de lui apporter.

En vous renouvelant notre confiance, nous vous prions d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de nos respectueux hommages.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy 
Le Premier ministre, François Fillon 
Madame Christine Albanel
Ministre de la Culture et de la communication
 

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 11:57

Réponse sur la pétition "l'art c'est la vie" des Apea sur le Forum de la MDA (maison des Artistes) : 

" Je n'ai rien contre la pétition que tu sites puisque elle reprend ce que nous disons aux Apea et chez d’autres asso, Fedé ou syndicat sauf pour « la création de conseil d’orientation » car aux Apea nous défendons la collégialité associant artistes aux institutions comme c’est dit dans le texte de l’Unesco. Même si la pétition parle après d’associer les artistes, le mot orientation en Art est délicat, il peut-être motif à gros dérapage même si il est évident que ce n’était pas l’intention des auteurs de cette pétition..." Lili-oto

Signez ou pas ? Aux Apea les adhérents font comme ils l'entendent, nous sommes pas ni un parti ou une organisation politique ni une secte... Pas de mot d'ordre (que des billets doux!...)

EDITO (copier sur le site de de la revue Art ABsolument avec leur autorisation)

Polémique : l’État et l’art contemporain
(l’état de l’art contemporain en France)
«… aussi intéressante soit-elle toute esthétique qui devient hégémonique produit ses suiveurs, ses “académiciens” et, de novatrice, devient non seulement normative mais répétitive – ennuyeuse…»
«… l’État n’a pas à faire prévaloir tel ou tel “réseau” d’influence, mais l’excellence là où elle se trouve. Surtout, il ne doit exclure aucun médium…»


Lorsque nous avons reçu la pétition L’art c’est la vie, qui circule parmi les artistes plasticiens, bien que nous soyons aux antipodes du vocabulaire employé, nous avons été frappés par l’exaspération non feinte dont elle témoigne, mais surtout par le fait qu’elle soit signée par plusieurs artistes que nous estimons et auxquels nous avons consacré un dossier important sur leur œuvre dans l’un de nos numéros.

Cette pétition qui, en substance, remet en question « la dérive de la politique de l’État français en matière d’art contemporain », nous a donné le désir d’interroger, par le biais d’un questionnaire plus global, quelques-uns des artistes signataires ainsi que des personnalités du monde de l’art (collectionneurs, galeristes, intellectuels, institutionnels) dont nous n’ignorons pas qu’elles sont suffisamment indépendantes d’esprit pour avoir leur propre point de vue.

Car, bien entendu, c’est par la pluralité des points de vue que nous parviendrons à faire un constat “objectif” de ce qui est à mettre au crédit de l’État en matière d’art contemporain, mais aussi ses dysfonctionnements, voire ses effets pervers.

Comme les lecteurs le savent, depuis le début de la création de notre revue en mai 2002, nous défendons les liens entre l’art du passé et celui du présent ; les artistes en France ; la diversité des médiums (peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation), mais également des générations, des origines, des esthétiques… tous thèmes que les rédacteurs et les signataires de L’art c’est la vie abordent. D’où, pour nous, la nécessité de préciser notre position.

Nous sommes contre tout art “officiel” (déclaré ou implicite). Par éthique : l’art officiel fonctionne toujours par exclusion ; et par goût : aussi intéressante soit-elle, toute esthétique qui devient hégémonique produit ses suiveurs, ses “académiciens” et, de novatrice, devient non seulement normative mais répétitive – ennuyeuse. Y a-t-il un art “officiel” en France ? Vu du reste de l’Europe et des États-Unis, force est de constater que, à chaque fois que vous interrogez un conservateur ou un artiste de ces différents pays, il vous répond que non seulement les galeries françaises ne promeuvent pas suffisamment leurs artistes (où sont vos peintres ? Vos sculpteurs ? Vos photographes ?) mais que l’État français soutient presque exclusivement un art “critique et politique”, influencé par les conceptuels radicaux des écoles de New York et de Los Angeles des années soixante-dix (voix communautaires, féminisme, critique de la société de consommation, etc.), et que ce n’est évidemment pas avec ce courant – déjà inscrit dans l’histoire de l’art du XXe siècle – que nous parviendrons à émerger sur le marché international (notons, pour ceux que cela intéresse, que ce dernier privilégie depuis toujours la peinture, la sculpture, et depuis peu le dessin et la photographie dite “plasticienne”).

Que l’on ne se méprenne pas : notre revue est très impliquée dans la confrontation de l’art à l’histoire – aux tragédies de l’histoire. C’est bouleversant de voir comment les artistes qui les ont subies ou y sont sensibles répondent avec leurs faibles moyens – humainement, symboliquement – à la toute puissance de la barbarie. Mais de toute évidence, si Guernica est un chef-d’œuvre, c’est parce qu’il est autant une réponse au scandale du bombardement en 1937 de la petite ville basque espagnole qu’un renouvellement des formes produites par Picasso lui-même… Pour le dire autrement : à se satisfaire d’une simple dénonciation (encore que, en France, vous remarquerez que l’on ne dénonce pas grand-chose : il s’agit plutôt d’une “attitude”), l’art “critique et politique” n’est plus un art, mais un message : de l’information. Et si, aujourd’hui, nous pouvons voir l’œuvre d’un Malevitch, d’un Tatline, d’un Rodchenko, d’un Dziga Vertov ou d’un Eisenstein, c’est évidemment moins pour leur message qui, pour nombre d’entre eux, se voulaient propagandistes d’un avenir radieux inhérent à l’enthousiasme lyrique de la révolution d’Octobre, que par le formidable jaillissement de nouvelles formes nécessaires à l’efficacité de ce message : mais – autre leçon de l’Histoire – toujours dans l’exemple soviétique (on pourrait citer n’importe quel autre État totalitaire) – les “bureaucrates” ont tué soit physiquement soit psychiquement les “artistes”; et, cette lamentable mise au pas de leur propre avant-garde artistique par les tenants du Réalisme stalinien devrait en faire méditer plus d’un.

Cela dit, soyons clair : l’art n’est pas unidimensionnel. Si l’art “critique” a sa nécessité, il n’est pas le seul. L’art est, par définition, multiplicité, diversité, ouverture. C’est même ce qui différencie les grandes œuvres des autres. Si – aujourd’hui – vous pouvez relire Dostoïevski ou revoir Rembrandt, c’est parce qu’il y a plusieurs niveaux de lecture, plusieurs “régimes” du regard que vous percevez au fur et à mesure de votre propre expérience ; c’est parce que, bien qu’issues d’un contexte, surgies de lui, ces œuvres s’en affranchissent pour devenir nos contemporaines. D’aucuns diront : tout cela est dépassé (autre variante : du passé faisons table rase !). Nous ne leur rétorquons pas. Nous citerons Robert Storr, chef du département des peintures et sculptures du MOMA de New York et actuel directeur de la biennale de Venise : « Des confrontations sérieuses entre le travail des jeunes générations et celui toujours actif des précédentes, voilà où est l’avenir de l’art comme il l’a toujours été. » Et aussi : « Lancer des tendances, suivre la vague, voire flairer ou anticiper le goût ne m’intéressent pas beaucoup. Aujourd’hui, ce que font les artistes est tellement varié et si largement dispersé qu’il est réellement futile de se préoccuper comme jadis de “tendance artistique majeure”, ou même, pour être plus polémique, de vérité majeure. »

Il faut que l’État se méfie de sa propre tendance à l’instrumentalisation. Pour nous, outre son rôle prépondérant en matière d’infrastructures culturelles pouvant permettre de voir les artistes vivant en France (si nous ne défendons pas “nos” artistes, qui le fera ?) et en matière d’éducation artistique (nous y reviendrons dans un prochain numéro), il ne doit en aucun cas privilégier une esthétique au détriment d’une autre. Surtout, il ne doit exclure aucun médium : quels sont ceux qui – en France – ont décrété que la peinture et la sculpture étaient périmées alors qu’elles sont toujours d’actualité dans le reste du monde ? Au nom de quoi ? Au bénéfice de qui ? L’État n’a pas à faire prévaloir tel ou tel “réseau” d’influence, mais l’excellence là où elle se trouve. Il doit soutenir tous ceux qui promeuvent la diversité de l’art en France : d’une part, parce qu’à notre connaissance, il n’y a pas “d’art français”, et d’autre part, parce que comme ce fut le cas dans le foisonnement de l’entre-deux-guerres, une multitude d’artistes d’ici et d’ailleurs créent dans notre pays. Ce n’est pas seulement une réalité, c’est également une spécificité qui, si elle est mise en avant, peut – sans doute – emporter l’adhésion internationale (à ce sujet, une proposition : en complémentarité à ce qui est principalement montré depuis deux décennies dans les institutions muséales françaises, il nous semble qu’il serait judicieux d’organiser une grande exposition donnant à voir la peinture et la sculpture créée en France depuis les années soixante-dix jusqu’à nos jours…).

Encore un mot : nous ne prétendons aucunement détenir la “vérité”. Nous essayons simplement de répondre – avec nos propres moyens – au désarroi exprimé par les artistes eux-mêmes. C’est pour cela que, pour avoir une idée plus juste de la réalité de “l’état de l’art contemporain en France”, nous avons besoin de points de vue personnels (et indépendants). De ceux qui s’expriment ici et que nous remercions chaleureusement. Du vôtre – si vous le désirez – en rejoignant la rubrique Débats de notre site www.artabsolument.com. Notre souhait est que, par-delà les positions esthétiques de chacun, par-delà les inévitables (et souhaitables) divergences d’analyse, le débat ait lieu…

Pascal Amel et Teddy Tibi 

le lien à copier : http://www.artabsolument.com/index.php?page=debat2


CONTENU DE LA PETITION :

Pétition d’artistes : L’art c’est la vie

À ce jour plus de 1000 artistes ont signé cette pétition.
Nous sommes tous des engagés volontaires pleins d’énergie. L’art est notre vie. Mais, en France, l’action du ministère public qui cherchait à favoriser la vitalité créatrice des arts plastiques en désorganise désormais de plus en plus profondément le cadre naturel par ses excès :
> La normalisation et le monopole d’un certain art officiel.
> Les manipulateurs masqués qui, au sein des institutions et notamment au Musée National d’Art Moderne, imposent une pensée unique, soumise au marché et à la mode, obsédée par l’art tendance, les accrochages big-bang, et l’art spectacle.
> La centralisation abusive du pouvoir entre les mains d’un petit groupe de censeurs qui, au sein de la Délégation aux Arts Plastiques et du Musée National d’Art Moderne, dévoient l’action de ceux qui pensent et veulent agir autrement.
> La censure et le mépris que ces agents doubles du marché international imposent à la création en France au mépris de leur fonction.
> Le détournement des FRAC, victimes des mêmes influences.
> L’isolement et l’exclusion dont sont victimes des fonctionnaires indépendants d’esprit et non conformes aux diktats officiels.
> Les choix incohérents, inconstants, et mondains de Cultures France (ex-AFAA).

Pour exprimer sa réelle vitalité, la création en France a besoin d’être libérée de cet encadrement officiel. Sa diffusion par le ministère public doit découler naturellement de son histoire et témoigner de sa véritable diversité. Nous demandons :
> L’équité et le pluralisme des générations et des courants dans les présentations officielles de la création contemporaine en France.
> La répartition équitable des lieux d’exposition temporaires, Galeries contemporaines du Centre Pompidou, Galeries Nationales du Grand Palais, espaces du Palais de Tokyo, et Galerie du Jeu de Paume, entre les différentes générations et courants d’artistes vivant et travaillant en France.
> La création de Conseils d’Orientation pour garantir à la fois la pertinence, la transparence, le pluralisme et l’équité des orientations et des choix du Musée National d’Art Moderne, de la Délégation aux Arts Plastiques, et de Cultures France.
> Une participation significative des artistes à ces Conseils.
> Le soutien des initiatives privées par des mesures d’encouragement efficaces.
> L’enseignement artistique à l’école enfin pris en compte dans les évaluations et doté des moyens nécessaires.
> Un lieu vaste et ambitieux pour montrer en permanence et sans complexes, à Paris comme à Londres, à Madrid, et à New York, toute la vitalité, la diversité, et l’originalité de l’art en France


Les questions de la revue Art Absolument : 

Vous répondez sur le site en cliquant sur la fenètre " DONNER VOTRE AVIS ET PARTICIPER AU DÉBAT". Par contre ce n'est pas un forum donc où va nos réponses nul ne le sait ? Qui fait le choix de les publier ? Qui décide de la pertinence des réponses ?
?? MAIS NOUS CONSEILLONS AUX ARTISTES DE REPONDRE CAR LES QUESTIONS SONT INTERRESSANTES.


L’État et l’art contemporain en France

Pour ouvrir le débat, nous avons décidé d’interroger une quinzaine d’artistes et de professionnels de l’art (galeristes, collectionneurs, sociologues, institutionnels) dont nous sommes loin d’ignorer que, par-delà les effets de mode, ils ont su garder leur indépendance d’esprit.
De la différence entre un artiste et un créatif
1 | Qu’est-ce qu’un artiste pour vous aujourd’hui ? Doit-on faire un distinguo entre un créatif (dans le sens où un couturier de grand talent, par exemple, lorsqu’il présente sa nouvelle collection, la crée) et un artiste qui, certes, peut vendre ce qu’il produit, mais dont l’œuvre – l’enjeu symbolique – n’est pas directement liée à cela ? Autrement dit, doit-on faire une différence entre les “artistes” qui sont liés à une nécessité intérieure et les “créatifs” qui répondent le plus souvent à une commande extérieure ? Ou, au contraire, pensez-vous que, de nos jours, tout le monde est artiste et que de faire une distinction entre les arts majeurs et mineurs, les médiums de l’art (la peinture, la sculpture, la photographie, la vidéo, etc.), et la publicité, la mode ou le design, n’est pas pertinent ?

L’art et le public
2 | On sait que, de nos jours, aller au musée, voir de grandes expositions, s’intéresser à l’art, est devenu l’un des pôles symboliques de notre société. Nous ne pouvons certes que nous en réjouir. Cela dit, sans les clefs pour mieux percevoir l’œuvre, que se passe-t-il au juste ? Ne doit-on pas se défier de la tendance à “l’art spectacle”, au “divertissement”, au “zapping” que certaines manifestations dites grand public induisent ? Si oui, comment y remédier ? Par l’éducation artistique à l’école ? Par une plus grande place de l’art et de la culture dans les grands médias nationaux ?

L’art contemporain et l’État
3 | Quel rôle l’État doit-il jouer ? Quelle(s) réforme(s) l’État devrait-il entreprendre pour que la diversité des artistes vivant en France soit mieux représentée – à Paris, mais aussi en région, et ce, évidemment, quels que soient leur médium, leur génération ou leur origine ?

Y a-t-il un art officiel en France ?
4 | Y a-t-il le choix préférentiel d’une “esthétique” au détriment de toutes les autres par les principales institutions françaises (musées nationaux, centres d’art contemporain, FRAC, CulturesFrance, etc.) – une “esthétique” qui, au fil des ans, est devenue quasi officielle ? Si oui, laquelle ? Et pour quelles raisons ?


La place de la France ?

5 | Aujourd’hui, comme ce fut le cas dans l’entre-deux-guerres, des artistes de toutes origines résident en France. Comme on le sait, la diversité (Picasso, Brancusi, Chagall, Man Ray, etc.) a fait partie intégrante de la prépondérance de la France par rapport aux autres nations du marché de l’art. Or, aujourd’hui, les artistes de la “scène française” sont peu ou prou marginalisés. Quelles sont pour vous les priorités nécessaires pour leur reconnaissance ? Comment concevez-vous le rôle des galeries ? Des fondations ? Des collectionneurs privés ? Du mécénat ? Des foires d’art contemporain ?

Histoire de l’art
6 | Sans les cinéphiles, tout le monde ignorerait le cinéma d’auteur. Sans les lecteurs passionnés de littérature, les bons écrivains qui finissent par émerger de l’édition courante. Dans les arts plastiques, les tenants de “l’avant-garde” – en déniant toute validité au regard d’autrui (des autres artistes, des critiques, des conservateurs de musée, des collectionneurs, du premier cercle des amateurs d’art, du public éclairé, etc.) – semblent cautionner une amnésie générale de l’histoire des formes permettant la promotion de “nouveautés” déjà fort éculées. Autrement dit : l’histoire de l’art (c’est-à-dire la chronique des mouvements et des œuvres qui créent un avant et un après) continue-t-elle à se constituer malgré l’uniformisation esthétique produite par les inévitables effets de modes, ou est-elle vouée à disparaître ?
 


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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 11:20

Cet article est en en référence à l'article du journal le MONDE écrit par le journaliste Michel Samson le dimanche 9 sept 2007.

Une bien longue route sépare la ville de Bordeaux et d'un label capitale européenne de la culture en raison des mauvais choix culturelles des élus du conseil municipal de Bordeaux, de son maire Alain Juppé et de l'adjoint à la culture Dominique Ducassou qui ne brille pas pour ses compétences en matière d'art et de culture. 

Sept villes françaises en compétition pour décrocher le label capitale européenne de la culture : Lyon, Marseille, Strasbourg, Toulouse, Nice, Saint-Etienne et Bordeaux.

Ce label capitale européenne est décerné par un jury de 7 experts de la Commission Européenne et de six experts français (l'article ne dit pas s'ils sont sarkoziste!). Ce label ne donne droit à aucune subvention. Ce label dynamise culturellemnt une ville, sa notoriété, renouvelle  ses équipement s publics et aménagements urbains (au frais du contribuable).

Bordeaux à la queue du peloton pour sa dynamique culturelle puisque dans cette ville on passe plus de temps dans des réunions dans des salles secrètes en fond de cour pour ce farcir consensuellement entre les élus de droite et les élus PS les véritables agents culturels de la ville qui ne seraient pas dans le droit chemin édicté par ces messieurs. " Donner à la ville de Bordeaux ce label de capitale culture européenne ce serait tirer les mauvais élèves de la culture en France vers le haut, un label de classe de transition pour surmonter leur handicap, un label de rattrapage que la ville de Bordeaux, la CUB de Bordeaux, le Conseil Général de Gironde et le Conseil Régional d'Aquitaine auraient grand besoin. Car si Alain Juppé n'est pas doué pour la culture, Alain Rousset et Phillipe Madrelle accompagnent largement le maire de Bordeaux dans ce dépérissement et ce marasme culturel. Mais comme chacun sait les véritables artistes sont sur la pelouse du stade Chaban Delmas ou en fond de cuve dans les chais de nos châteaux! N'oublions pas le record d'artistes plasticiens Rmistes pointant dans les services sociaux du Conseil général  de Gironde et la gestion cacophonique et gravissime du Frac Aquitaine qui a ridiculisée Alain Rousset et sa vice-présidente à la culture Françoise Cartron en éclaboussant tout les élus du Conseil Régional d'Aquitaine. S'il s'agit en effet de combler le fossé qui sépare la culture primaire de nos élus politiques et la réalité culturelle émergente sur le terrain, ce label Bordeaux capitale européenne serait un heureux complément éducatif pour toute la classe politique de notre région.

La CUB de Bordeaux et la ville de Bordeaux. Aujourd'hui, la politique culturelle n'est pas de la compétence de la CUB de Bordeaux, cette compétence est uniquement communale, chaque ville de l'agglomération reste maître de sa propre politique culturelle pour sa ville. Alain Rousset a demandé à une quinzaine d'élus de réfléchir sur disons : "culture-compétences-répartitions" au sein de l'agglomération. Mais voilà, Philippe Madrelle et Alain Rousset soutiennent l'idée d'Alain Juppé, Bordeaux capitale européenne de la culture.

Lyon : Biennale internationale de la danse et biennale internationale d'art contemporain en alternace, La Biennale OFF Lyon pour les arts plastiques, La Biennale du Théâtre Jeunes Publics regroupant 7 lieux cette année 2007, La biennale des Lyons, ses musées, les SUBSISTANCES, L'INSTITUT D’ART CONTEMPORAIN DE VILLEURBANNE, LA FONDATION BULLUKIAN,  SES NOMBREUSES GALLERIES, un tissu culturel complexe reflet d'une mixité entre l'institution et les OFF ou les alternatifs. 

La ville de Bordeaux est bien loin de tout ça! Aucune manifestation culturelle au rayonnement internationale qui mobilise toute une ville ! De toute façon quand les élus UMP et PS seront un peu moins sectaires ne rejetant pas à la rue ceux qui contestent le bienfondé de leur politique culturelle, Bordeaux sera une autre ville...
 


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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 21:59

Il s'est tenu une réunion avec l'adjoint à la culture de la mairie de Bordeaux avec des artistes plasticiens (sculpteurs) où bien sûr les Apea ont été exclus et son président Lili-oto comme les Apea sont aussi exclus des réunions au Conseil Général de Gironde et au Conseil régional d'Aquitaine.

L'adjoint à la culture a proposé aux artistes plasticiens à Bordeaux l'installation de sculptures monumentales au frais des artistes plasticiens pour un éventuel événementiel.

Nombreux artistes plasticiens présents à la réunion après l'installation provisoire de Bernard Venet de douze sculptures dans la ville de Bordeaux , une installation d'un coût d'aprés nos informations de cent mille euros lui ont répondu : paiement des droits de présentations, paiement du coût de fabrication des sculptures, paiement du coût du transports, paiement  du montage et démontage, etc...

                                                                           lire la suite...
 

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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 01:43

CHERS ARTISTES DE TOUT POIL,

L’idée d’investir spontanément et sans autorisation les hangars des Quais de Bordeaux anciennement occupés par des activitées commerciales et désormais complètement vide (de sens) est-elle une bonne idée ??? Oh Yeah, Oui Oui, une sacrée bonne idée pour faire bouger les choses. Imaginons une centaine de plasticiens, acteurs, musiciens, danseurs, performeurs, rockeurs et autres acteurs culturels de la ville, s’installer (la porte est ouverte) dans les hangars en septembre, et transformer ces MILLIERS de mètres carré en immense atelier de création tout azimut le temps d”une nuit, d’une semaine, d’un mois, le temps qu’on soit fichu à la porte par EIFFAGE et les futurs locataires (”l’île aux marques” et d’autres qui fermeront 6 mois après), le temps qu’on se rende compte qu’À BORDEAUX Y’A UN PAQUET DE CRÉATEURS QUI MANQUENT SÉRIEUSEMENT DE MOYENS FINANCIERS ET MATÉRIELS POUR S’EXPRIMER PLEINEMENT.

LA MAIRIE DE BORDEAUX AMBITIONNE TRÈS SÉRIEUSEMENT DE DEVENIR LA CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE EN 20012 !!! ON CROIT RÊVER… C’EST GÉNIAL… IL VA DONC SE PASSER UN GRAND CHAMBOULEMENT DANS LA VILLE DANS LES ANNÉES QUI VIENNENT. APRÈS L’URBANISME, LE TRAMWAY, LES QUAIS, L’UNESCO… PLACE AUX ARTS !!! C’EST TROP GÉNIAL…

HEY MEN, C’EST LE MOMENT DE NOUS FAIRE REMARQUER, METTONS TOUTES LES CHANCES DE NOTRE CÔTÉ, C’EST LE GRAND CASTING DE L’ART , PROVOQUE, AUDACE, MALICE, POUR QUE LA FRUSTRATION NE SOIT PAS GARANTIE…. IL VA FALLOIR PEUT-ÊTRE SE BOUGER UN PEU LES FESSES ET MONTRER QUE BORDEAUX NE DEMANDE QUE çÀ… À L’IMAGE DE NANTES… L’EXEMPLE MÊME DE LA VILLE QUI A TOUT COMPRIS EN MATIÈRE DE POLITIQUE CULTURELLE ET QUI REND CAFARDEUX LES ARTISTES ÉBAHIS PAR TANT DE MOYENS ET DE CRÉATIVITÉS…

SI L’IDÉE N’EST PAS CON, FAÎTE LA SUIVRE DANS VOTRE MAILING, PEUT-ÊTRE QU’IL EN SORTIRA QUELQUE CHOSE… LES ESPACES VACANTS SONT DÉMESURÉS, IL FAUT VRAIMENT UNE MOBILISATION FORTE… PEUT-ÊTRE LE DÉBUT D’UNE RÉFLEXION AVEC LA MAIRIE QUI N’A JAMAIS LES MOYENS DE SES AMBITIONS ARTISTIQUES (ON PARLE D’UNE EXPOSITION DE 40 SCULPTEURS DANS LA VILLE EN 2008 AUX FRAIS DES ARTISTES, FAUT ARRÊTER…)

En rez de chaussée, en bord de Garonne, quai de Bacalan et quai des Chartrons > 61 modules de 6m de large sur 23m de long réparties dans 3 des 5 hangars commerciaux, sont vides de toute activité. La même surface aux 1er étages des hangars est libre comme l’air. Le tout constitue donc une surface totale de 16.836 m2. De quoi combler une centaine d’artistes. C’est carrément hallucinant… L’IDÉE C’EST D’OCCUPER CE LIEU POUR SE FAIRE ENTENDRE PAR LES DÉCIDEURS POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES, AFIN DE TROUVER DES SOLUTIONS AILLEURS…

FAÎTES SUIVRE ON VERRA BIEN SI MOBILISATION IL PEUT Y AVOIR À LA RENTRÉE DES CLASSES…

Moi j’adhère… mais pas tout seul… et encore moins en organisateur du ramdam. Faut un leader, un meneur, qui est le chef pour organiser tout ça ? Brigitte Proucelle ??? fraîchement débarquée aux affaires culturelles de la mairie ??? ça c’est une idée géniale !!! La mairie organise une occupation artistique illégale dans les hangars des quais. Voilà l’idée top of the pop… ce que j’en dit… Jofo (plasticien Bordelais, rêveur pour de vrai)

 
Réponse de lili-oto:

Je suis partant mais je ne suis pas du tout cool avec la mairie de Bordeaux pas plus que pour le département de Gironde ou la région d'Aquitaine pour leurs responsabilités partagées et consensuelles dont le seul objet est d'avoir écarté tout ce qui ne leur ressemble pas, ne passe pas par leur petit pouvoir où leur échappe. De deux, l'art n'est pas une vitrine pour paillasson à élection municipale et un plongeoir pour recherche de légitimité culturelle. Je suis OK avec Jofo mais sans la présence de la Mairie exeptée s'ils mettent de l'argent sur l'OP sans aucune condition. Je rappelle quand même que les arts plastiques à Bordeaux culturellement à dix ans de retard sur Lyon, Marseille, Paris, Nantes, Lille, etc... C'est une honte! Alors que j'ai vu dans mes visites en arrivant à bordeaux des artistes talentueux qui n'ont pas d'espaces de monstration (exposition) et même rejetés. 

SUITE : Message reçu le 09-08-2007

PROJET D'OCCUPATION VIRTUELLE ET BIEN RÉELLE DES HANGARS DES QUAIS DE BACALAN ...


Suite à la lettre d'humeur "aux armes les arts" envoyé par l'artiste Jofo sur internet à plusieurs acteurs culturels de la ville, un projet de happening artistique et revendicatif se met en place pour la rentrée 2007. En voici un bref résumé :


Rassembler des artistes visuels (graphistes, peintres, plasticiens, photographes, architectes...) pour coller leurs créations sur les vitrines des hangars 15,16,17,18 et 19 le même jour, à la même heure.
Actuellement 62 vitrines sont disponibles et libres de toute activité commerciale.. Ce chiffre peut évoluer. "L'île aux marques" devrait ouvrir des magasins de vêtements début octobre... Nous comblerons le vide restant.
En un clin d'oeil, les hangars commerciaux seront transformés en pôle artistique, immense cimaise de 500m de long, créative et revendicative.


Les oeuvres seront financés et réalisées en amont, en atelier par chacun des intervenants (collage sur papier, papier peint, photocopié, imprimé, numérisé ou découpé). Les collages devront être facile à enlever par la suite pour éviter toute polémique style vandalisme, squatt, procès, etc...
Le but de ce projet n'est pas de réunir tout les représentants d'une scène locale, mais juste de poser la première étape d'une dynamique artistique dans la ville. Un événement fait par les artistes qui en appellera d'autres. A vous de les créer par la suite !


Je vous rappelle que la culture, ce no man's land bordelais est en train de bouger, la ville a l'ambition d'être élue "Capitale Européenne de la Culture " en 2013. Pour ce faire, il faut lui prouver qu'une scène artistique locale existe. Et pour exister, il faut communiquer ! Et c'est ce qu'on va faire!


Même si l'appel à projet est étendu à 62 vitrines de 14m2, seuls les projets visuellement et/ou conceptuellement probant seront retenus.


Parlez-en autour de vous, la sélection des artistes ou collectifs d'artistes ou structures artistiques se fera début septembre en concertation avec tous les intéressés.
Les côtes des vitrines vous seront envoyés par la suite. Il faudra les respecter impérativement afin d'obtenir un résultat très qualitatif par respect pour les artistes intervenants, et être crédible au yeux des cibles que nous voulons toucher (décideurs politiques, économiques, médias, grand public)
Le choix de la date du collage se fera au dernier moment. Les médias seront avertis pour faire la lumière sur cette performance artistique dont l'intérêt premier est de souligner toutes les revendications du milieu artistique local :
- Contester le manque d'ambition et la faiblesse de la politique culturelle de la mairie de Bordeaux.
- le manque d'ateliers ou résidences d'artistes
- l'absence de politique d'acquisition d'oeuvres d'arts
- la grande difficulté de diffusion et de visibilité pour les artistes plasticiens
- le 1% artistique des commandes publiques oublié.
- le manque d'échange culturel entre Bordeaux et ses villes jumelles.
  etc...
     
 

 

Si vous êtes intéressés par ce projet d'occupation virtuelle (nous n'investirons pas l'intérieur des boxs), artistique et revendicatif, des hangars des quais de Bacalan, rendez-vous sur le forum Milkpack.com, pour poser vos questions et vous inscrire au projet. (pour dialoguer ensemble, il faut devenir membre du forum, en quelques clics...)
à très bientôt...


http://www.milkpack.com/phpBB2/viewtopic.php?p=36033#36033

NB : Relayez cet appel à vos amis artistes si vous vous sentez concernés... 

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Présentation

  • : Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine,Apea,Bordeaux,Gironde,France.
  • : artistes plasticiens, les Apea est une association d'art et artiste plasticien en Aquitaine, Pour artiste et les artists. Une création comme la peinture, peintre artiste, la sculpture, la video ou le tableau. Ce blog est à la fois un blog art, un blog artiste, un blog culture, un blog création, un blog politique, un blog artistique et un blog artiste plasticien. Ils exposent en galerie, exposition de sculpture, sculpteur, Bordeaux en art contemporain, arts visuels, arts plastiques et beaux arts
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Pratique artistique

Nous sommes pour une pratique artistique dans une liberté absolue et contre la muséification ou la muséalité de la création contemporaine. Nous sommes totalement opposés à la spéculation dans l’art contemporain, à ce marché international spéculatif d’œuvres de l’esprit où les gros marchands d’art se gavent de profits juteux et mafieux en cloisonnant la création contemporaine avec des collectionneurs d’art, grands patrons français qui font les beaux dans les ventes aux enchères dans les grandes salles de ventes à Londres ou à new York. Ils achètent à grands coups de millions d’euros des œuvres avec l’argent des augmentations confisquées aux salariés aujourd’hui licenciés dans leurs grandes entreprises et multinationales. Nous rappelons que les artistes demandent à vivre dignement de leurs pratiques artistiques, ils n’ont jamais exigé richesse, de vivre du raquette des actionnaires sur le pouvoir d’achats des salariés ou de la spéculation boursière, être artiste n’est pas une profession libérale.

E
xtrait du Livre de Michel Onfray (philosophe): Politique du rebelle : chapitre De l’art, vers une esthétique généralisée.
"(…) Or tous les régimes, tous les pouvoirs politiques savent ce lieu stratégique et veulent le confiner, maîtriser, limiter, contenir, voire le contrôler radicalement. Certains utopistes aspiraient purement et simplement au bannissement des poètes de la cité, d’autres à leur inféodation franche et nette ; ailleurs on confondait la fin de l’histoire avec la fin de l’art, d’où une réalisation de la digestion définitive des artistes par le corps social.(...)Un esthétique généralisée assume et revendique cette filiation pour répondre aux misères généralisées du marché. Les figures rebelles et résistantes risquent l’absorption dans l’histoire de l’art, puis la digestion avant de retrouver le marché. Alors, elles grossissent le rang du bourgeois, celui qui, selon la définition flaubertienne, pense bassement – il est d’autant moins qu’il a. L’art qui a cessé de résister doit périr, remplacé par un autre qui, lui, résistera. Dans cette guerre quand l’un tombe, le suivant reprend le drapeau. Que disparaissent les parasites fixés au musée, à demeure plus que de raison, ou n’envisageant plus aucun travail sans viser d’abord l’exposition.(..) C'est-à-dire au-delà du nécessaire utile à l’avancement et à la prolifération des idées. Dés qu’une station se prolonge, le risque d’un dépérissement du travail augmente. Exposée, une œuvre s’ankylose proportionnellement à son temps d’immobilité. Le lieu délétère et dévitalisant, abaisse la température du travail incandescent jusqu’à tendre vers zéro, point d’inefficacité maximale en deça de toute nuisance possible. Or le programme d’une esthétique radicale consiste toujours à refuser la bêtise. Les musées et les endroits officiels agissent comme des chambres froides où les feux furieux se rétrécissent, s’épuisent et finissent par s’éteindre, consumés par un gel raréfiant les possibilités de la vie." Michel Onfray

Extrait du livre de Pierre Bourdieu (philosophe) dans Contre-feux 2 aux éditions Raisons d’agir
"(…) La culture est menacée parce que les conditions économiques et sociales dans lesquelles elle peut se développer sont profondément affectés par la logique du profit dans les pays avancés où le capital accumulé, condition de l’autonomie, est déjà important (…) Les peintres (artistes) ont mis prés de cinq siècles pour conquérir les conditions sociales qui ont rendu possible un Picasso ; ils ont dû – on le sait par la lecture des contrats – lutter contre les commanditaires pour que les œuvres cessent d’être traitées comme un simple produit, évaluées à la surface peinte et aux prix des couleurs employées ; ils ont dû lutter pour obtenir le droit à la signature, c'est-à-dire le droit d’être traité comme des auteurs. Ils ont dû lutter pour le droit de choisir les couleurs qu’ils employaient, la manière de les employer et même, tout à la fin, notamment avec l’art abstrait, le sujet même, sur lequel pesait particulièrement le pouvoir du commanditaire. (…)" Pierre Bourdieu

artiste situation

Les Apea et nos points de vue sur la situation des artistes pasticiens et des artistes plasticiennes en France

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L'institution culturelle Française a exclu des artistes plasticiens ou artistes plasticiennes (peintres, sculpteurs, installateur, ...) depuis 25 ans pour des raisons politiques et sectaires. Ces Artistes vivent aujourd'hui dans la misère, la pauvreté et le mépris et quelque fois ces artistes se suicident ou se détruisent. Les responsables sont les élus français républicains qui ont des attitudes de monarques favorisant une oligarchie culturelle qui violent le caractère pluraliste de l'expression de la diversité des courants artistiques et des courants de pensée. Les institutions culturelles françaises non démocratiques refusent de diffuser l'art au nom de sa diversité d'une manière complète et équitable. Ces institutions culturelles françaises programment les thématiques artistiques de leurs choix sans prendre en compte les réalités artistiques reflètant les activités et les préoccupations artistiques sur le territoire français. Des artistes depuis 25 ans refusent de se soumettre à cette autorité ou cette police culturelle.

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In France since 25 years the state and the French cultural institution have excluded from the artists (painters, sculptors,...) for political or sectarian reasons.these Artists live today in misery, poverty and the contempt and some time they commit suicide. These Artists live in misery, poverty and the contempt and some time these artists commit suicide. The persons in charge are the republican French elected officials who adopt attitudes of monarchs supporting a cultural oligarchy and violating the pluralist character of the expression of the diversity of the artistic currents and the currents of thought. The antidemocratic French cultural institutions refuse to diffuse art in the name of its diversity in a complete and equitable way.The antidemocratic French cultural institutions program the artistic sets of themes their choices without taking into account artistic realities reflecting the artistic activity and concerns on the French territory. Artists since 25 years refuse to subject themselves to this authority or this cultural police.

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L'istituzione culturale francese ha escluso artisti plastici (pittori, sculpteurs) da 25 anni per ragioni politiche e settarie. Quest'artisti vivono oggi nella miseria, la povertà ed il dispetto ed alcune volte quest'artisti si suicidano o si distruggono. I responsabili sono gli eletti politici francesi repubblicani che hanno atteggiamenti di monarchi che favoriscono una "oligarchie" culturale che violano il carattere pluralistico dell'espressione della diversità delle correnti artistiche e delle correnti di pensiero. Le istituzioni culturali francesi non democratiche rifiutano di diffondere l'arte in nome della sua diversità in modo completo ed equo. Quest'istituzioni culturali francesi programmano le tematiche artistiche delle loro scelte senza tenere conto delle realtà artistiche reflètant le attività e le preoccupazioni artistiche sul territorio francese. Artisti da 25 anni rifiutano di sottoporsi a quest'autorità o questa polizia culturale.

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"(...) le concept d'art doit remplacer le concept dégénéré de capital.(...) le capital c'est la dignité humaine et la créativité.(...) L'art est le capital.(...) Le capital, c'est la capacité humaine et ce qui en découle. (...) deux relations bipolaires: la créativité et l'intention de l'homme.(...) Grâce à un dialogue ininterrompu entre les hommes, cela peut-être sans cesse discuté, cela peut se transformer en une productivité infinie qui forme et transforme le monde et dans certaines circonstances construit un cosmos tout à fait nouveau et précisément ne le détruit pas. Joseph Beuys
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ON NE JETTE PAS LES ARTISTES A LA RUE - PAIEMENT DES DROITS DE PRESENTATION ou DE MONSTRATION- LES ARTISTES PLASTICIENS AUX RMI ça suffit!!!   
 
 
 

biennale de Lyon OUT

UNIQUEMENT
AVEC NOUS
LES
ARTISTES
-
ILS NOUS VOLENT
NOTRE LIBERTE

 APPARATCHIK
COMMISSAIRE D'EXPOS
CURATEUR
CONSERVATEUR
CRITIQUE
SPECULATEUR
MARCHANDS VEREUX
LES PETITS CHEFS DE L'ART

FRANCE ART CONTEMPORAIN 2009


Téléchargez le texte ci-dessous sur la présentation de la biennale d'art contemporain de Lyon OUT 2009, contre la biennale de Lyon officielle
2009 et la préfiguration du post - fascisme culturel globaliste et mondialiste, avec l'explication et l'histoire du concept confus du sigle commercial d'"art contemporain". Ce texte n'est pas corrigé, désirant le mettre en ligne rapidement. Une deuxieme version corrigée et remodelée sera mise en ligne prochainement. Vous pouvez le télécharger, vous le trouvez en version PDF ci-dessous.

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