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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 11:10
Il faut une délégation pour la culture à la CUB de Bordeaux.

Le retard et les négligences de l’action culturelle à Bordeaux dépassent largement le microcosme bordelais. De Paris à Marseille en passant par Lyon, il est de notoriété nationale que la région Bordelaise a un retard incontestable concernant les politiques culturelles et l’action culturelle. Je l’ai même entendu me semble-t-il si ma mémoire est bonne dans une émission de France Culture.

Comment remédier à ce bilan catastrophique !

Il faut et c’est un impératif nommé une délégation culturelle à la CUB de Bordeaux qui ne sera pas que compétente pour la candidature de Bordeaux capitale européenne de la culture en 2013 ou pour des grands évènements qui manquent à la ville, mais aussi pour développer une dynamique sociale, culturelle et artistique au sein de toutes les villes de la CUB de Bordeaux.

Il existe déjà des dynamiques dans la CUB avec certaines villes plus ambitieuses que d’autres pour son action culturelle, il faut coordonner des aujourd’hui l’action culturelle des communes grâce à une délégation qui aura comme mission d’amplifier le rayonnement des actions déjà existantes mais trop ponctuelles ou isolées.

Redynamiser le tissu culturel bordelais en facilitant les initiatives dans toutes les communes et convaincre les communes qui ont pris du retard de s’associer à un programme « Action Culture » qui devra être défini au sein de la CUB avec tous les élus ainsi que l’élaboration d’une charte.

Un programme qui devra définir la place de l’artiste dans la ville au sein des communes de la CUB de Bordeaux en élaborant une charte signée par les maires qui fixera les objectifs nécessaires et les aides pour impulser le déploiement d'un véritable vivier vivant d'artistes au sein même des communes dont une partie de l’action culturelle sera axée sur les initiatives artistiques urbaines et à une action municipale prenant en compte la place de l'artiste dans la cité et éventuellement sa participation dans l'aménagement urbain.

Cette charte s’adressera à tous les pôles artistiques, théâtre, opéra, danse, arts plastiques ou art contemporain, toutes les musiques, littérature et poésie et aussi les arts de la rue, le cirque, l’art urbain et l’architecture. Il y a déjà une pratique artistique polymorphe dans la création contemporaine, il faut encourager par des aides, des bourses et par la naissance de nouveaux lieux d’expérimentations et de diffusions cette «confluence artistique».

Cette délégation culturelle au sein de la CUB a pour rôle de soutenir les maires, les services culturels, les réseaux culturels et artistiques en offrant un dispositif compétent mis à leur disposition par la création d’un portail tourné vers les artistes, les publics et l’Europe.

La tâche de cette délégation est aussi de coordonner les capacités des communes à l’action culturelle en évitant les redondances du discours politique qui s’évapore dans l’inaction ou l’inertie culturelle. « Une culture à l’état gazeux ! ».

La tâche de cette délégation sera de promouvoir les nouveaux phénomènes sociaux-culturels urbains qui naissent souvent dans des milieux défavorables comme dans les banlieues qui sont pourtant novateurs de langages et de musiques singulières. Promouvoir ces phénomènes, c’est déjà sensibiliser les élus et leurs équipes à de nouveaux modes de relations à ces nouvelles émergences qui cimentent des liens sociaux particuliers dans la ville en leur permettant une lecture sereine de ces phénomènes.

La tâche de cette délégation sera de contrer le populisme culturel et je suis désolé de le dire mais dans le bordelais il y du boulot ! C'est-à-dire de refuser de satisfaire le public qui heureusement devient de moins en moins dupe avec des évènements « attrape tout » ou dit abusivement « bon public » générant la médiocrité culturelle au lieu d’apporter du sens dans sa propre ville. Une bonne gestion de la culture et de l’art dans la cité ouvre des portes sur de nouveaux regards, de nouveaux espaces singuliers, à la pluralité des modes de représentations et à une réappropriation insolite par les citoyens de leur ville. Une réappropriation, le mot clé qui conditionne et constitue l’essence d’une réponse collective au fort taux d’abstention des dernières élections municipales qui est le reflet d’un échec de l’action municipale dans les villes.

La tâche de cette délégation et sa réussite sera dans sa capacité de comprendre les dispositifs artistiques et le principe opératoire du champ artistique qui fonctionne souvent avec des méthodes intuitives et de prendre en compte leurs perspectives qui se butent ou se brisent sur les murs ou les bureaux des institutions ou des administrations culturelles des villes, du département, de la région ou de l’état. La tâche est très très complexe, car la délégation culturelle de la Cub de Bordeaux devra être aussi un laboratoire animé par une énergie favorable au concept de transversalité et d’interdisciplinarité.

Pour ceux qui entretiennent la notion d’élitisme comme on le trouve dans l’art contemporain ce qui me fait franchement sourire car en réalité c’est le passage obligé pour légitimer l’exclusion et verrouiller des réseaux d’influences ou commerciaux, je n’ai qu’un seul conseil à donner aux élus, jeter les à la rue ! Ces gens sont nocifs et corrosifs à toute forme de cohésion sociale et culturelle en France et ils sont l’expression d’une incapacité reflet de l’ignorance et d’un sérieux handicap à la déduction, c'est-à-dire de se poser les bonnes questions et d’en trouver les bonnes réponses. Des réponses favorables à des propositions pertinentes réinventant perpétuellement le concept de l’évolution du droit d’expression dans le respect de la dignité humaine, des artistes et du public, c'est à dire les citoyens de nos villes et de nos campagnes.

Oui à la culture solidaire et non au bâillonnement culturel.

Une autre mission pour la délégation culturelle de la CUB de Bordeaux : «Spatialisation et socialisation de la ville» Pour tous les artistes mais aussi les acteurs de l’art urbain (artistes en devenir), la délégation devra étudier puis proposer aux différentes mairies des solutions afin de prendre en compte des espaces de primarité dans lesquels évoluent les artistes et artistes en devenir en améliorant les possibilités de combiner et d’accorder la vie domestique et la vie professionnelle et en offrant à ses artistes des perspectives. Aujourd’hui c’est l’aléatoire qui l’emporte, un arbitraire total avec des solutions individuelles car la grosse majorité des villes de la CUB de Bordeaux, Bordeaux compris ont refusé d’élaborer une réelle place de la culture et de ses acteurs dans « l’espace-temps » de la ville. Par exemple à Lille ou à Lyon, les élus se sont donnés les moyens de comprendre les ingrédients qui fait qu’une vie culturelle et artistiques trouve place dans la spatialité de leur ville, une place pour le « vivre ensemble » ou « être ensemble », Bordeaux a un retard considérable car sur le fond il y a je pense aucun respect pour le vivier de la création contemporaine bordelais. On entend tous les jours que les artistes sont dans les chaix à élaborer les meilleurs vins bordelais du moment en oubliant le reste… Dans la cité, la culture n’est pas une vitrine mais une manière de vivre ensemble… On voit d’ailleurs de grave dérapage comme à Avignon avec le festival que je connais bien pour y avoir exposé, une ville qui ne vit plus que sur un capital d’un mois avec des attitudes scandaleuses avec les artistes du Off qui louent des bouts de garage à des prix monstrueux… Mais déjà sous Jean Vilar, il y avait eu des problèmes et des questions de censure car Vilar montait Brecht. Sans le festival OFF, Avignon ne sera plus qu’un festival style les Chorégies d'Orange car le public vient aussi bien au festival pour le IN que pour le OFF… Il y a déjà eu des idées de boycott ces dernières années…

Mon prochain article sera sur les espaces de transition que j’ai proposé dans ma candidature virtuelle à l’élection municipale de Bordeaux qui sont à la fois les espaces tangents à une délégation culturelle et des espaces situés aux interstices des lignes de force dans la mosaïque des dynamiques sociales de la diversité urbaine afin d’affiner les processus de capitalisation de la mutualisation des projets et des activités... Lili-oto, artiste.


SOURCE

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Présentation

  • : Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine,Apea,Bordeaux,Gironde,France.
  • : artistes plasticiens, les Apea est une association d'art et artiste plasticien en Aquitaine, Pour artiste et les artists. Une création comme la peinture, peintre artiste, la sculpture, la video ou le tableau. Ce blog est à la fois un blog art, un blog artiste, un blog culture, un blog création, un blog politique, un blog artistique et un blog artiste plasticien. Ils exposent en galerie, exposition de sculpture, sculpteur, Bordeaux en art contemporain, arts visuels, arts plastiques et beaux arts
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Pratique artistique

Nous sommes pour une pratique artistique dans une liberté absolue et contre la muséification ou la muséalité de la création contemporaine. Nous sommes totalement opposés à la spéculation dans l’art contemporain, à ce marché international spéculatif d’œuvres de l’esprit où les gros marchands d’art se gavent de profits juteux et mafieux en cloisonnant la création contemporaine avec des collectionneurs d’art, grands patrons français qui font les beaux dans les ventes aux enchères dans les grandes salles de ventes à Londres ou à new York. Ils achètent à grands coups de millions d’euros des œuvres avec l’argent des augmentations confisquées aux salariés aujourd’hui licenciés dans leurs grandes entreprises et multinationales. Nous rappelons que les artistes demandent à vivre dignement de leurs pratiques artistiques, ils n’ont jamais exigé richesse, de vivre du raquette des actionnaires sur le pouvoir d’achats des salariés ou de la spéculation boursière, être artiste n’est pas une profession libérale.

E
xtrait du Livre de Michel Onfray (philosophe): Politique du rebelle : chapitre De l’art, vers une esthétique généralisée.
"(…) Or tous les régimes, tous les pouvoirs politiques savent ce lieu stratégique et veulent le confiner, maîtriser, limiter, contenir, voire le contrôler radicalement. Certains utopistes aspiraient purement et simplement au bannissement des poètes de la cité, d’autres à leur inféodation franche et nette ; ailleurs on confondait la fin de l’histoire avec la fin de l’art, d’où une réalisation de la digestion définitive des artistes par le corps social.(...)Un esthétique généralisée assume et revendique cette filiation pour répondre aux misères généralisées du marché. Les figures rebelles et résistantes risquent l’absorption dans l’histoire de l’art, puis la digestion avant de retrouver le marché. Alors, elles grossissent le rang du bourgeois, celui qui, selon la définition flaubertienne, pense bassement – il est d’autant moins qu’il a. L’art qui a cessé de résister doit périr, remplacé par un autre qui, lui, résistera. Dans cette guerre quand l’un tombe, le suivant reprend le drapeau. Que disparaissent les parasites fixés au musée, à demeure plus que de raison, ou n’envisageant plus aucun travail sans viser d’abord l’exposition.(..) C'est-à-dire au-delà du nécessaire utile à l’avancement et à la prolifération des idées. Dés qu’une station se prolonge, le risque d’un dépérissement du travail augmente. Exposée, une œuvre s’ankylose proportionnellement à son temps d’immobilité. Le lieu délétère et dévitalisant, abaisse la température du travail incandescent jusqu’à tendre vers zéro, point d’inefficacité maximale en deça de toute nuisance possible. Or le programme d’une esthétique radicale consiste toujours à refuser la bêtise. Les musées et les endroits officiels agissent comme des chambres froides où les feux furieux se rétrécissent, s’épuisent et finissent par s’éteindre, consumés par un gel raréfiant les possibilités de la vie." Michel Onfray

Extrait du livre de Pierre Bourdieu (philosophe) dans Contre-feux 2 aux éditions Raisons d’agir
"(…) La culture est menacée parce que les conditions économiques et sociales dans lesquelles elle peut se développer sont profondément affectés par la logique du profit dans les pays avancés où le capital accumulé, condition de l’autonomie, est déjà important (…) Les peintres (artistes) ont mis prés de cinq siècles pour conquérir les conditions sociales qui ont rendu possible un Picasso ; ils ont dû – on le sait par la lecture des contrats – lutter contre les commanditaires pour que les œuvres cessent d’être traitées comme un simple produit, évaluées à la surface peinte et aux prix des couleurs employées ; ils ont dû lutter pour obtenir le droit à la signature, c'est-à-dire le droit d’être traité comme des auteurs. Ils ont dû lutter pour le droit de choisir les couleurs qu’ils employaient, la manière de les employer et même, tout à la fin, notamment avec l’art abstrait, le sujet même, sur lequel pesait particulièrement le pouvoir du commanditaire. (…)" Pierre Bourdieu

artiste situation

Les Apea et nos points de vue sur la situation des artistes pasticiens et des artistes plasticiennes en France

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L'institution culturelle Française a exclu des artistes plasticiens ou artistes plasticiennes (peintres, sculpteurs, installateur, ...) depuis 25 ans pour des raisons politiques et sectaires. Ces Artistes vivent aujourd'hui dans la misère, la pauvreté et le mépris et quelque fois ces artistes se suicident ou se détruisent. Les responsables sont les élus français républicains qui ont des attitudes de monarques favorisant une oligarchie culturelle qui violent le caractère pluraliste de l'expression de la diversité des courants artistiques et des courants de pensée. Les institutions culturelles françaises non démocratiques refusent de diffuser l'art au nom de sa diversité d'une manière complète et équitable. Ces institutions culturelles françaises programment les thématiques artistiques de leurs choix sans prendre en compte les réalités artistiques reflètant les activités et les préoccupations artistiques sur le territoire français. Des artistes depuis 25 ans refusent de se soumettre à cette autorité ou cette police culturelle.

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In France since 25 years the state and the French cultural institution have excluded from the artists (painters, sculptors,...) for political or sectarian reasons.these Artists live today in misery, poverty and the contempt and some time they commit suicide. These Artists live in misery, poverty and the contempt and some time these artists commit suicide. The persons in charge are the republican French elected officials who adopt attitudes of monarchs supporting a cultural oligarchy and violating the pluralist character of the expression of the diversity of the artistic currents and the currents of thought. The antidemocratic French cultural institutions refuse to diffuse art in the name of its diversity in a complete and equitable way.The antidemocratic French cultural institutions program the artistic sets of themes their choices without taking into account artistic realities reflecting the artistic activity and concerns on the French territory. Artists since 25 years refuse to subject themselves to this authority or this cultural police.

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L'istituzione culturale francese ha escluso artisti plastici (pittori, sculpteurs) da 25 anni per ragioni politiche e settarie. Quest'artisti vivono oggi nella miseria, la povertà ed il dispetto ed alcune volte quest'artisti si suicidano o si distruggono. I responsabili sono gli eletti politici francesi repubblicani che hanno atteggiamenti di monarchi che favoriscono una "oligarchie" culturale che violano il carattere pluralistico dell'espressione della diversità delle correnti artistiche e delle correnti di pensiero. Le istituzioni culturali francesi non democratiche rifiutano di diffondere l'arte in nome della sua diversità in modo completo ed equo. Quest'istituzioni culturali francesi programmano le tematiche artistiche delle loro scelte senza tenere conto delle realtà artistiche reflètant le attività e le preoccupazioni artistiche sul territorio francese. Artisti da 25 anni rifiutano di sottoporsi a quest'autorità o questa polizia culturale.

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"(...) le concept d'art doit remplacer le concept dégénéré de capital.(...) le capital c'est la dignité humaine et la créativité.(...) L'art est le capital.(...) Le capital, c'est la capacité humaine et ce qui en découle. (...) deux relations bipolaires: la créativité et l'intention de l'homme.(...) Grâce à un dialogue ininterrompu entre les hommes, cela peut-être sans cesse discuté, cela peut se transformer en une productivité infinie qui forme et transforme le monde et dans certaines circonstances construit un cosmos tout à fait nouveau et précisément ne le détruit pas. Joseph Beuys
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ON NE JETTE PAS LES ARTISTES A LA RUE - PAIEMENT DES DROITS DE PRESENTATION ou DE MONSTRATION- LES ARTISTES PLASTICIENS AUX RMI ça suffit!!!   
 
 
 

biennale de Lyon OUT

UNIQUEMENT
AVEC NOUS
LES
ARTISTES
-
ILS NOUS VOLENT
NOTRE LIBERTE

 APPARATCHIK
COMMISSAIRE D'EXPOS
CURATEUR
CONSERVATEUR
CRITIQUE
SPECULATEUR
MARCHANDS VEREUX
LES PETITS CHEFS DE L'ART

FRANCE ART CONTEMPORAIN 2009


Téléchargez le texte ci-dessous sur la présentation de la biennale d'art contemporain de Lyon OUT 2009, contre la biennale de Lyon officielle
2009 et la préfiguration du post - fascisme culturel globaliste et mondialiste, avec l'explication et l'histoire du concept confus du sigle commercial d'"art contemporain". Ce texte n'est pas corrigé, désirant le mettre en ligne rapidement. Une deuxieme version corrigée et remodelée sera mise en ligne prochainement. Vous pouvez le télécharger, vous le trouvez en version PDF ci-dessous.

biennale-de-Lyon-art-out-contre-le-post-fascisme.pdf biennale-de-Lyon-art-out-contre-le-post-fascisme.pdf

biennale art contemporain OUT Lyon 2009 France
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