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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 23:04

 

Attention aux manipulations de Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture dans une interview "complicité" avec Françoise Monnin dans la revue Artension !

 

Avant même de décortiquer cette interview, première mise en garde :

- Madame la Ministre Christine Albanel nous dit :
« Il arrive que des artistes prennent des positions à certains moments électoraux, instrumentalisant ainsi leur art pour des raisons diverses, des plus idéalistes aux plus intéressées. Je ne crois pas que cela soit convaincant Un engagement personnel est une chose, une confusion de territoire entre art et politique en est une autre. L’art y est toujours perdant. »

Et lorsque Rémi Aron artiste plasticien et Président de l’association Maison des Artistes MDA (reçu à l’Elysée) appelle à voter Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles en 2007, Madame Christine Albanel ne trouve rien à redire, dans ce cas la confusion ne la dérange pas et Madame Christine Albanel ne va certainement pas signer la pétition qui circule sur le net pour condamner Monsieur Rémi Aron alors dixit les dires de Madame la Ministre de la culture: « L’art y est toujours perdant ». Non, ne soyons pas sot ! Lorsque Madame Christine Albanel parle ainsi, dans la bouche d’une gaulliste, on connait la musique par cœur, c’est une véritable menace lancée aux artistes plasticiens qui à l’écouter ne devraient pas être des citoyens comme les autres. Les artistes ne peuvent pas comme tout citoyen ordinaire prendre des positions politiques non conformes au nouveau pouvoir mis en place par Messieurs Sarkozy et Fillon. Madame la Ministre de la Culture, Christine Albanel vient tout simplement définir les champs de compétences autorisées aux artistes plasticiens dans ce pays excluant donc le politique. Ce vieux discours nous le connaissons par cœur, mais il fut d’un autre temps, d’une autre époque, il sent la moisissure, un discours malséant d’un pouvoir gaulliste autoritaire face aux dites avant-gardes artistiques en France dans les années 50 à 70 et d’un point de vue plus général l’attitude gaulliste face aux jeunes et aux ouvriers en mai 68. Des propos que j’ai entendu dans la bouche de certains conseillers aux Arts Plastiques dans le gouvernement de gauche PS-PC après 1981. 

Une ministre de la Culture n’a pas à tracer le territoire de l’art, Madame la Ministre de la Culture Christine Albanel dans cette interview a largement dépassé la ligne jaune.

Premièrement un ministre de la Culture n’est pas un ministre des Arts (peut-être un super flic de la culture comme disait Dubuffet !).

Deuxièmement, les pouvoirs totalitaires ont toujours usés de ces mêmes méthodes et nous ne sommes pas sous un tel régime politique. A leur arrivée au pouvoir, ils ont toujours en premier lieu défini le territoire de l’art, puis celui des artistes, puis celle des compétences des arts avant d’encarter ces derniers pour les mettre au pas au pli ou les emprisonner voir les exterminer ! La vieille garde gaulliste nous ressert au petit déjeuner ces mets préférés même si nous faisons la différence entre un régime totalitaire et autoritaire! Nous sommes dans une République à bout de souffle où ces acteurs principaux, les élus, peinent à cacher la misère de leurs propositions, l’absence de solutions politiques pour freiner la précarité, la baisse du pouvoir d’achat, les disparités grandissantes entre riches et pauvres, l’exclusion. Une société qui fabrique un grand désarroi dans notre jeunesse qui détient le record du nombre de suicides qui nous fait à tous, parents, extrêmement peur. 


« L’art y est toujours perdant. » Dans cette 5eme République la cristallisation du pouvoir centralisé et autoritaire conformément aux vieilles traditions gouvernementales de droite ou de gauche, ce n’est pas l’art qui est perdant malgré la propagande du ministère de la culture mais les artistes plasticiens qui le sont lorsqu’ils sont sanctionnés pour leurs attitudes politiquement dites incorrectes, incorrectes c’est tout simplement ne pas être d’accord avec les deux partis politiques majoritaires de droite et de gauche. Pas d’exposition dans les musées ou centres d’art Contemporain, pas d’achat ou d’exposition dans les Frac ( Fond régional d’art contemporain) ou au FNAC (fond national d’art contemporain) , toutes ces institutions plus au moins aux ordres d’un certain centralisme parisien dont les couloirs nous mènent tout droit dans les couloirs des pouvoirs en place, économiques et politiques. Les menaces de Madame Christine Albanel s’adressent aussi aux galeristes privés et aux associations subventionnées car en France la séparation entre le pouvoir public et le marché privé ou les associations subventionnées pour l’art contemporain n’existe pratiquement pas !

N’oublions pas que Madame Christine Albanel tenait la plume pour l’ex-président Jacques Chirac. Une plume affinée pour les allocutions politiques et les déclarations élyséennes avec en prime manipulations, propagande et mensonges, la panoplie complète «routine et coutume» du parfait politicien … Une plume que tout pouvoir politique de toute obédience politique confondue use sans compter lorsqu’ils sont au pouvoir et ce dans toute l’histoire politique de cette planète certainement de l’antiquité à aujourd’hui ! Donc la réelle question est pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé cette plume pour tenir le ministère de la Culture en France, l’homme libéral de droite et avocat de métier doit avoir une certaine conception de ce genre de ministère et de l’utilité de la culture pour renforcer l’image de son action politique.

N’oublions pas que la Ministre de la Culture Madame Christine Albanel est une femme d’appareil conjuguant l’appareil institutionnel à l’appareil politique. Les gens d’appareil n’ont qu’une vocation, servir l’appareil et ceux qui les nomment et elle l’a prouvé ! L’une de ces premières décisions à son arrivée au Ministère de la Culture fut de nommé Aguaillon, l’ex ministre de la Culture de Jacques Chirac à un nouveau poste, et donc nommer celui là même qui l’avait nommé elle-même quelques années auparavant ! Un message clair et fort sans aucune ambiguïté. La seule mission de madame Albanel sera de sauver le bateau ivre qui prend l’eau de partout, le Paquebot « 5eme République » en favorisant la communication (propagande) au détriment de la culture. Un grand ministère de la Communication à la disposition du pouvoir élyséen pour petit ministère de la Culture. Il n’y a qu’un petit pas à franchir pour écrire grand Ministère de la Propagande, le futur proche nous répondra ! 

N’oublions pas que ces gens d’appareil ont (nous le savons depuis fort longtemps) un réel mépris pour les artistes contemporains surtout pour les plasticiens. Ils préfèrent la culture des morts et de leurs œuvres à la création vivante ou la création contemporaine! Classer, répertorier, ranger, assembler, exposer les fleurons du patrimoine français, par exemple : peintures, sculptures, architecture est un sport plastique ou malléable avec des auteurs deux pieds sous terre qui ne vous feront aucune remarque pour des expositions dont les assemblages, les thématiques ou certaines absences les auraient certainement fait bondir de leur vivant ! 

Le prétexte d’un soi-disant Art Officiel dénoncé dans cette interview par la revue de Pierre Souchaud : Artension pour faire écran aux réels problèmes des artistes plasticiens en France confrontés à 90% à la précarité, la misère sociale, le non paiement de leurs droits, l’absence de budget conséquent à l’aide à la création, l’absence d’une véritable politique de construction d’ateliers à location plus que modérée, la main mise des pouvoirs politiques sur les espaces de diffusions institutionnels, l’absence de réels lieux de monstration indépendant sur la scène artistique française et l’inefficacité d’exporter notre art sur la scène étrangère sans compter un certain vide juridique grâce à l’absence d’un véritable statut voulu par les gouvernements successifs , le Parlement et le Sénat. 

Il n’y a pas d’art officiel en France, à part des idiots qui manipulent certains artistes plasticiens en opposant l’Art dit « Art Contemporain » à l’Art dit « singulier » et Madame la Ministre de la Culture Christine Albanel le sait très bien. La manipulation dans cet interview est aussi grasse que grosse pour piéger et manipuler ceux qui connaissent mal l'histoire de l’art, celle de ces artistes et de leurs rapports dans l'histoire avec les pouvoirs. En sous titre de l’article « ENTRETIEN » en gras et en gros : 

Madame Christine Albanel:
« Je suis prête à examiner tout ce qui peut améliorer les modalités d’intervention de l’état et tout ce qui peut nous prémunir d’un « art officiel » dont, si l’on est objectif, nous ne sommes pas menacés. »

Je ne vois pas comment une ministre de la Culture ou son homonyme et ce, dans toutes les périodes de l’histoire de l’art ou dans tous les états, empires ou dictatures sur cette terre pourrait prémunir les artiste d’un art officiel alors que la nature même de « l’art officiel » est d’être une arme esthétique de propagande instrumentalisée par le pouvoir en place. De qui se moque-t-on ?

Madame Christine Albanel:
« Le ministère s’est adapté. Il a abandonné son dessein régalien, son centralisme pour devenir un partenaire »

La partenaire et mécène à 400 euros par mois offert aux dizaines de millier d’artistes plasticiens au RMI ? « son dessein » mais la 5eme République n’a plus de dessein autre que sa belle mort et la mort de ses pratiques politiques d’un autre siècle !!! Tout autre dessein n’est que chimère ! Quant à son « centralisme » c’est la conception même des institutions de la 5eme République qui la portent et qui fait qu’elle perdure et demeure grâce à ses rectitudes bureaucratiques.

CETTE PHRASE ME DONNE RAISON :

Madame Christine Albanel:
 
Maîtriser, encarter, contrôler, surveiller en français albaleinien c’est une régulation
La phrase la plus importante de ces 5 pages d’interview « l’état accompagne des projets avec lesquels il est en accord » comme Monsieur Nicolas Sarkozy débauche des membres du Parti Socialiste avec lesquels il est d’accord, c'est-à-dire ne pas contester la fonction Présidentielle disproportionnée, excessive, inepte du Président Monarque et surtout ne pas vouloir la mort de la 5eme République, les deux des trois concepts indispensables pour travailler avec Nicolas Sarkozy, le troisième viendra après les élections municipales 2008 : « ne pas être laïque ».

« l’état accompagne des projets avec lesquels il est en accord »  (déjà, une conception ringarde, vieillote du rôle de l'état !). L’état dans cette phrase a un sens bien précis c’est lorsque le pouvoir politique et l’état ne sont qu’un et indivisible (état autoritaire). L’état ne peut pas accompagner un projet, mais ce sont ces représentants ou ces administrateurs comme par exemple le ministère de la culture ou la délégation aux arts plastiques et ceux qui ne sont pas d’accord politiquement avec ce pouvoir et sa représentante Madame Christine Albanel n’auront que les yeux pour pleurer et la mendicité comme reine et mécène !!! Lili-oto

« Cela ne veut pas dire que l’état n’est plus une force d’orientation, de proposition et, le cas échéant, de régulation, mais il partage son action avec d’autres qui sont en accord avec ses projets ou il accompagne des projets avec lesquels il est en accord. »


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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 11:24
L'association des Apea Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine soutient totalement et sans réserve Bartabas en espérant que Madame ou Monsieur le Président du Tribunal sera indulgent dans cette affaire... Il ne serait pas faux de dire que parmi nous artistes plasticiens il ne nous est pas arrivé au moins une fois la sérieuse envie de "péter un câble" et de piquer un coup de sang similaire à Bartabas en réponse au mépris que nous subissons depuis deux décennies par certains employés des DRAC en France ou des institutions culturelles, musées ou centres d'art contemporain. Face aux graves problèmes que nous subissons dans les arts plastiques : notre paupérisation croissante et honteuse dans un pays industriel et face au refus des fonctionnaires de l'état de prendre en compte la diversité artistique, les rapports entre les artistes et les représentants des administrations et institutions culturelles sont de plus en plus tendus. Nous comprenons parfaitement le coup de sang de Bartabas à la DRAC Ile-de-France sachant pertinemment qu'un coup de sang n'est pas la solution pour résoudre ces graves problèmes et nous espérons de tout coeur l'indulgence des juges... Lili-oto président des Apea Bordeaux.

Journal quotidien Libération
Culture Bartabas emballé par V.N.
http://www.liberation.fr/culture/300002.FR.php

Journal quotidien le Monde Le "coup de sang" de Bartabas lié à la délicate situation financière de son école par Emmanuel de Roux
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-996590,0.html

Journal quotidien le Monde
"Bartabas, cavalier et metteur en scène Je ne regrette rien" par Emmanuel de Roux
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-996591@51-996674,0.html

Journal quotidien Le Figaro : une erreur suscite la colère de Bartabas par Marie-Douce Albert
http://www.lefigaro.fr/culture/2007/12/26/03004-20071226ARTFIG00200-une-erreur-suscite-la-colere-de-bartabas.php

Journal quotidien Le Figaro :
Albanel condamne Bartabas (Source : AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2007/12/24/01011-20071224FILWWW00342-albanel-condamne-bartabas.php

Nouvel OBS BARTABAS ECRIT A ALBANEL "Les raisons de la colère"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/20080102.OBS3036/les_raisons_de_la_colere.html

 
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 10:00
Pauvre Christine Albanel! il faut revoir la coupe de cheveux, enfin comme chacun le sait, Madame la Ministre n'est pas le Ministre arbitre des élégances (langue de bois et médiocre interview dans la revue Artension), on ne doute pas que toute notion de beauté lui soit étrangère pour ceux qui ont suivi son parcours à Versailles, rentabilité et paillettes obligent!!!... Lili-oto

Voir article dans le journal "le Monde" du jeudi 22 novembre 2007 de Raphaëlle Bacqué : Georges-Marc Benamou "l'ombre des puissants"  (notons dans l'interview de Benamou) :" Il faut au président un nouveau Malraux ou un nouveau Jack Lang . Pour l'instant, il ne l'a pas...) sympathique pour Christine Albanel!!!
Voir : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-980864,0.html?xtor=RSS-3246

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 12:28
Selon l'article de Clarisse Fabre du journal le Monde du jeudi 1er novembre 2007 la culture va se serrer la ceinture. ( http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-973085,0.html?xtor=RSS-3246 )

Un gel de 6% des crédits plus important que celui de l'an dernier.

Madame Christine Albanel, ministre de la culture, a admis : " le budget 2008 de la culture est un budget contraint, d'austérité"

Une bataille PS et Albanel au parlement au sujet des crédits alloués au spectacle vivant en baisse de 414 000 d'euros selon le PS, faux! dit la ministre , tout au plus 50000 euros! 

Que deviendra le projet de Sarkozy sur la gratuité des musées, seul dieu le sait!

Quant à la délégation aux arts plastiques, ni le gouvernement, ni l'opposition, PS, PC, Verts n'en parlent, ils s'en tapent!!! Nous les artistes plasticiens nous n'existons pas!

lili-oto 


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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 12:47

mail reçu de Art Point France Diffusion
2, rue Marcel Granier
30100 Alès (France)      le lien : http://www.artpointfrance.info/article-12277536-6.html

Lundi 10 septembre 2007
Lettre de mission à Mme Albanel, ministre de la culture et de la communication
Lu dans le supplément juridique du Moniteur le 31 août 2007
 
  
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le 1 août 2007


Madame la Ministre

 Tout au long de la campagne présidentielle, des engagements ont été pris dans le champ de vos compétences ministérielles. Il va de soi que nous attendons de vous que vous les teniez. L'objet de cette lettre de mission est de vous préciser les points qui, parmi ces engagements, nous paraissent prioritaires et sur lesquels nous vous demandons d'obtenir rapidement des résultats.

 Après l'ère Malraux, un second cycle politique a conduit dans les années 1980 à une forte croissance des moyens d'intervention du ministère (budget, aides fiscales et réglementaires comme le prix unique du livre), permettant de soutenir des formes artistiques toujours plus nombreuses, et se traduisant par le lancement régulier de " grands projets ".

Les acquis de cette politique sont considérables : une offre artistique foisonnante, des musées et des monuments rénovés, un cinéma rivalisant avec la production internationale. Ces succès ne doivent cependant pas faire oublier les lacunes et les ratés : un déséquilibre persistant entre Paris et les régions, une politique d'addition de guichets et de projets au détriment de la cohérence d'ensemble, une prise en compte insuffisante des publics, et surtout l'échec de l'objectif de démocratisation culturelle. De fait, notre politique culturelle est l'une des moins redistributives de notre pays. Financée par l'argent de tous, elle ne bénéficie qu'à un tout petit nombre.

L'environnement dans lequel s'inscrit la politique culturelle est par ailleurs en pleine transformation. La révolution numérique crée une possibilité d'accès quasi infini aux œuvres de l'esprit, tout en menaçant gravement la création par les atteintes aux droits d'auteur et aux droits voisins qu'elle permet. Et les industries culturelles sont de leur côté à l'origine d'une part croissante de la richesse et de l'emploi.

L'heure d'un nouveau souffle pour notre politique culturelle est donc venue, celle d'adapter l'ambition d'André Malraux au XXIème siècle. Il vous revient de proposer les voies et moyens d'une politique culturelle nouvelle, audacieuse, soucieuse de favoriser l'égalité des chances, d'assurer aux artistes une juste rémunération de leur travail, de développer la création et nos industries culturelles, de s'adresser à tous les publics.

Nous souhaitons qu'avec le ministre de l'Education nationale, vous fassiez de l'éducation culturelle et artistique à l'école une priorité de votre action en faisant tomber, pour cela, la barrière qui s'est progressivement dressée entre le monde éducatif et le monde de la culture du fait de la séparation des deux ministères. L'école doit transmettre à tous les élèves les bases culturelles fondamentales leur permettant de connaître et d'aimer l'histoire, la langue et le patrimoine littéraire et artistique de notre pays - condition pour se sentir membres d'une même Nation -, de vivre en homme ou en femme libre, et d'apprécier, tout au long de leur vie, l'art, le spectacle, la littérature, et toutes les autres formes de pratiques culturelles. Nous pensons que la création d'un enseignement obligatoire d'histoire de l'art peut constituer le support de cette éducation culturelle qui fait aujourd'hui si cruellement défaut à nos enfants. Vous veillerez également à ce que tous les enfants, durant toute leur scolarité, puissent avoir une pratique artistique effective, en diversifiant les possibilités et en favorisant les pratiques collectives. Chaque établissement scolaire devra établir des liens privilégiés avec un établissement culturel. L'épreuve artistique au baccalauréat sera davantage valorisée. Enfin, vous encouragerez ceux de nos jeunes qui ont une activité artistique d'excellence tout en poursuivant une scolarité normale, par exemple en aménageant celle-ci et en facilitant leur accès aux grandes écoles ou leur réussite universitaire.

La mise en œuvre de cette politique d'éducation culturelle et artistique suppose un partenariat renouvelé et durable entre votre ministère et celui de l'Education nationale afin que les administrations et le monde de l'éducation se rapprochent de ceux de la culture. Avec le ministre de l'Education nationale, vous nous proposerez les modalités de ce partenariat pérenne, qui associera les collectivités locales.  

L'accès aux œuvres de l'esprit passe aussi, de plus en plus, par la médiation audiovisuelle. A la télévision comme à l'école, la culture doit être davantage présente dans les programmes.

France Télévisions doit fortement affirmer son identité de service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse ; une offre qui marque une plus grande différence avec les chaînes privées ; une offre fondée sur des programmes populaires de qualité aux heures de grande écoute. Un cahier des charges rénové sera rédigé pour encadrer les activités et préciser les identités des différentes chaînes de France Télévisions. Un certain nombre de synergies importantes, qui n'ont été que trop longtemps différées, doivent être mises en œuvre. Pour les permettre, vous expertiserez et nous proposerez les modifications souhaitables de structures.

Radio France devra également poursuivre sa modernisation et promouvoir la diversité éditoriale, culturelle et musicale. S'agissant des radios privées, vous dresserez avec le CSA un bilan des règles applicables en matière de quotas et proposerez des aménagements permettant d'améliorer l'exposition de toutes les musiques.

Quant à la révolution numérique, elle doit être l'occasion de conduire un public toujours plus nombreux vers le patrimoine culturel français et de langue française, et vers la création contemporaine. L'Etat peut l'encourager par la mise à disposition gratuite, sur Internet, du patrimoine public ou financé par des fonds publics, et par l'incitation à la diffusion numérique croissante de contenus culturels privilégiant des solutions innovantes, interactives et éducatives.

La gratuité des musées nationaux fait partie des engagements du projet présidentiel. Si elle est possible et réussie ailleurs, on ne voit pas pourquoi elle ne le serait pas en France. Celle-ci faisant toutefois l'objet de débats au sein du monde de la culture, vous conduirez d'abord une expérimentation de la gratuité avec un échantillon d'établissements, sans perte de recettes pour les musées concernés. Son objet sera d'en mesurer toutes les conséquences et de déterminer les conditions de réussite de sa généralisation.

Vous créerez à l'échelon de la France ou, mieux encore, à l'échelon de l'Union européenne, en profitant à cet effet de la présidence française de l'Union au second semestre de l'année 2008, un " pass culture " pour les jeunes, leur donnant un droit de visite gratuit aux musées et aux sites les plus remarquables du patrimoine français ou européen.

Vous vous appuierez sur des intermédiaires compétents pour faire venir à la culture des publics qui en sont aujourd'hui très éloignés et expertiserez la proposition d'un " chèque culture " remis aux familles pour leur permettre d'accéder aux équipements culturels de leur choix.

La démocratisation culturelle, c'est enfin veiller à ce que les aides publiques à la création favorisent une offre répondant aux attentes du public. Vous réformerez à cette fin les conditions d'attribution des aides en créant des commissions indépendantes d'attribution associant des experts, des artistes et des représentants du public. Vous exigerez de chaque structure subventionnée qu'elle rende compte de son action et de la popularité de ses interventions, vous leur fixerez des obligations de résultats et vous empêcherez la reconduction automatique des aides et des subventions. Dans le même esprit, et de manière alternative, vous examinerez dans quelle mesure le dispositif d'aide à la production cinématographique, qui repose en partie sur le succès public des œuvres subventionnées, pourrait être appliqué au théâtre, ce qui n'interdit pas de le moderniser par ailleurs.

Nous souhaitons conduire dans les plus brefs délais un plan de sauvetage de l'industrie musicale et, plus largement, de protection et de promotion des industries culturelles couvertes par les droits d'auteur et droits voisins. Ce plan devra être mené avec la ministre de l'Economie, des finances et de l'emploi, et s'appuyer sur trois volets : la montée en puissance d'une offre numérique diversifiée, bon marché et simple d'utilisation ; la prévention et la répression de la piraterie numérique ; l'aide à l'adaptation des structures et des modèles économiques des industries concernées. A cette fin, vous favoriserez la mise à disposition du public d'offres commerciales attractives de musique, de films et de toutes les formes de création enregistrée sur les nouveaux réseaux fixes et mobiles. La chronologie des médias doit poursuivre son adaptation. Vous inciterez les titulaires de catalogues à numériser leurs œuvres et à les distribuer sur tous les supports. Vous ferez de l'interopérabilité une priorité majeure. Parallèlement, vous rechercherez les voies et moyens pour conclure un accord interprofessionnel permettant de dissuader efficacement et de réprimer la contrefaçon de masse. Les solutions techniques existent, elles doivent être expérimentées et mises en œuvre. Vous nous proposerez les mesures d'accompagnement utiles à la sauvegarde et à la transition des industries culturelles vers de nouveaux modèles de développement et de croissance. A partir d'un bilan de la loi DADVSI, vous préparerez enfin les prochaines échéances législatives et communautaires. Notre pays doit être en position pionnière en Europe pour la défense des droits, la diffusion de contenus numériques, la promotion de l'interopérabilité et la responsabilité des acteurs de l'Internet.  

Par ailleurs, vous prendrez les dispositions nécessaires pour permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise qu'elle traverse depuis des années, en particulier en ce qui concerne le régime de sa distribution et son adaptation à l'univers numérique.

Nous vous demandons d'expertiser le projet de créer un centre de recherche et de collections permanentes dédié à l'histoire civile et militaire de la France. De même, en prévision des soixante-dix ans de l'appel du Général de Gaulle (2010), vous étudierez le projet d'un ambitieux mémorial de la résistance et de la France libre, en hommage à tous les résistants. Leurs témoignages, histoires, récits et mémoires seraient collectés puis réunis dans l'enceinte d'un monument qui serait lui-même un geste architectural.

Vous appuierez l'effort de rationalisation des structures de la politique culturelle extérieure de la France demandé au ministre des Affaires étrangères et européennes, afin que cette politique gagne en cohérence, en visibilité et en impulsion. Vous étudierez les moyens de mieux déployer nos implantations culturelles à l'étranger en fonction de la nouvelle géographie des zones d'influence et de création dans le monde, et des conséquences de l'intégration européenne sur l'étendue de notre réseau diplomatique et consulaire.

A partir d'une étude définissant nos objectifs selon les différentes parties du monde, vous élaborerez un schéma de réorganisation et de rationalisation des instruments de la politique audiovisuelle extérieure de la France pour une présence audiovisuelle plus forte, plus cohérente, plus ambitieuse, plus efficace.

De même, nous voulons que la France joue un rôle majeur dans l'accueil et la formation des futures élites culturelles et artistiques des pays étrangers. En lien avec le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, vous prendrez les dispositions nécessaires pour les attirer en France et créer des liens étroits et durables entre ces élites et nos artistes. Par ailleurs, vous rechercherez des collaborations européennes et internationales dans le domaine de l'enseignement artistique supérieur.

C'est pourquoi vous prendrez toutes les dispositions nécessaires pour donner à nos industries culturelles les meilleures chances de se développer ou de se renforcer, et, à l'image du cinéma français dont le succès est incontestable, ou de la politique du livre qui globalement remplit ses objectifs, vous consoliderez l'action des pouvoirs publics au service de l'indépendance et de la prospérité de ces industries.

Dans le cadre d'une renégociation de la sixième directive TVA, qui sera pilotée par la ministre de l'Economie, des finances et de l'emploi, vous vous efforcerez d'obtenir le droit pour notre pays d'appliquer un taux de TVA réduit à l'ensemble de nos biens culturels, dans l'univers physique comme sur les réseaux.

A l'issue d'une réflexion stratégique associant tous les acteurs et couvrant tous les sujets, vous nous proposerez, avec la ministre de l'Economie, des finances et de l'emploi, une remise à plat des dispositions législatives et réglementaires qui s'appliquent au secteur de l'audiovisuel. En tenant compte de la nouvelle donne du marché comme des exigences de la création, l'objectif doit être de supprimer les incohérences croissantes de la législation actuelle et de permettre l'émergence de groupes de communication audiovisuelle français de premier plan, capables de structurer une industrie française puissante des contenus et d'affronter les nouveaux défis liés à la multiplication des canaux de distribution.

Vous accorderez une attention particulière aux arts numériques interactifs. La France dispose d'un capital humain très recherché et de sociétés créatives dans le domaine du jeu vidéo et nous souhaitons que ce secteur soit intégré dans vos priorités.

Vous prendrez les dispositions nécessaires pour redresser rapidement le marché de l'art français. Vous analyserez notamment sa situation juridique et fiscale (TVA, droit de suite···) au regard de la situation dans les autres pays, et ferez des propositions d'amélioration. Vous examinerez les raisons qui freinent la reconnaissance des talents français à l'étranger. Vous étudierez la pertinence de l'organisation des commandes d'art (FNAC et FRAC) et engagerez une réflexion sur la possibilité pour les opérateurs publics d'aliéner des œuvres de leurs collections, sans compromettre naturellement le patrimoine de la Nation, mais au contraire dans le souci de le valoriser au mieux.

Enfin, vous nous proposerez un pilotage rénové de l'organisation de la profession d'architecte et de son enseignement et vous veillerez à favoriser la diffusion de l'architecture contemporaine et sa prise en compte dans les programmes d'urbanisme et de construction.

Réussir les réformes attendues par les Français et cesser la spirale de l'endettement ne sont nullement inconciliables, mais sont au contraire deux objectifs complémentaires dès lors qu'il est décidé d'abandonner les politiques qui ne marchent pas au profit de politiques qui marchent. Répartir la pénurie est aussi lâche et inefficace que laisser courir la dette publique. Si nous voulons modifier en profondeur les structures et les modes d'intervention des administrations publiques, c'est pour que chaque euro dépensé soit un euro utile et que le potentiel humain inestimable de notre administration soit beaucoup mieux valorisé.

Dès cet été, une révision générale des politiques publiques, à l'instar de celle réalisée par le Canada au milieu des années 90, sera donc entreprise. Elle sera conduite, sous notre autorité, par le Secrétaire général de la Présidence de la République, le Directeur du cabinet du Premier ministre, le ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques, ainsi que des personnalités qualifiées issues du secteur public et du secteur privé, et des parlementaires. L'objet de cette révision générale des politiques publiques sera de passer en revue, avec la collaboration, naturellement, des ministres concernés, chacune des politiques publiques et des interventions mises en œuvre par les administrations publiques, d'en évaluer les résultats et de décider des réformes nécessaires pour améliorer la qualité du service rendu aux Français, le rendre plus efficace et moins coûteux, et surtout réallouer les moyens publics des politiques inutiles ou inefficaces au profit des politiques qui sont nécessaires et que nous voulons entreprendre ou approfondir. C'est dans le cadre de cette révision générale que sera mis en œuvre l'engagement présidentiel d'embaucher un fonctionnaire pour deux partant à la retraite et que nos objectifs de finances publiques sur cinq ans seront poursuivis et atteints (réduction de la dette publique à moins de 60% du PIB, équilibre budgétaire, baisse aussi rapide que possible des prélèvements obligatoires avec l'objectif d'une réduction de quatre points sur dix ans).

Nous vous demandons de vous impliquer personnellement et sans réserve dans cet exercice qui ne saurait remettre aucunement en cause la mission que la présente lettre vous confie. Les premières grandes réformes issues de la révision générale des politiques publiques interviendront dès la préparation des budgets pour 2008. Nous insistons sur le fait qu'un bon ministre ne se reconnaîtra pas à la progression de ses crédits, mais à ses résultats et à sa contribution à la réalisation du projet présidentiel, y compris sur le plan financier.

Nous ferons le point d'ici un an de l'avancement de votre mission et des inflexions qu'il convient, le cas échéant, de lui apporter.

En vous renouvelant notre confiance, nous vous prions d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de nos respectueux hommages.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy 
Le Premier ministre, François Fillon 
Madame Christine Albanel
Ministre de la Culture et de la communication
 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 16:14

 Madame Christine Albanel Ministre de la culture avec la délégation aux Arts Plastiques; la lutte contre la pauvreté sociale et matérielle des artistes plasticiens et plasticiennes, le RMI et l'exclusion froidement programmée

 

Madame Christine Albanel Ministre de la Culture

Une nouvelle tâche attend Madame Christine Albanel Ministre de la culture avec la délégation aux Arts Plastiques; la lutte contre la pauvreté, les artistes plasticiens en France vivent pour un grand nombre en dessous du seuil de pauvreté, c'est scandaleux...

Oui ou non allons-nous voir en France un plan contre l'exclusion sociale et artistique des artistes ?

Ou devons-nous entrevoir la naissance d'une dissidence comme sous les anciens pays de l'est contre une 5eme république qui étouffe l'art et ses artistes au nom d'une politique culturelle de plus en plus sectaire avec toute forme de contre-pouvoir ou d'alternative culturelles? Une position de rupture totale au sein même de ce pays.

Une deuxième tâche; la DAP, la délégation aux Arts Plastiques au sein du Ministère de la culture doit-elle être supprimée !

Une troisième tâche; Pour ou contre l'oligarchie culturelle, cette fameuse police culturelle française ? Madame Christine Albanel a deux choix: favoriser par une politique d'ouverture son élimination des réseaux institutionnels culturels avec un regard critique sur son propre ministère ou renforcer le pouvoir du ministère de la culture sur toutes les institutions en favorisant la servitude culturelle par le biais du "tourisme culturel" dans un flux (sans rien voler à son auteur, Yves Michaud) donc disons dans "un flux artistique à l'état gazeux"?

Lili-oto


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Présentation

  • : Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine,Apea,Bordeaux,Gironde,France.
  • : artistes plasticiens, les Apea est une association d'art et artiste plasticien en Aquitaine, Pour artiste et les artists. Une création comme la peinture, peintre artiste, la sculpture, la video ou le tableau. Ce blog est à la fois un blog art, un blog artiste, un blog culture, un blog création, un blog politique, un blog artistique et un blog artiste plasticien. Ils exposent en galerie, exposition de sculpture, sculpteur, Bordeaux en art contemporain, arts visuels, arts plastiques et beaux arts
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Pratique artistique

Nous sommes pour une pratique artistique dans une liberté absolue et contre la muséification ou la muséalité de la création contemporaine. Nous sommes totalement opposés à la spéculation dans l’art contemporain, à ce marché international spéculatif d’œuvres de l’esprit où les gros marchands d’art se gavent de profits juteux et mafieux en cloisonnant la création contemporaine avec des collectionneurs d’art, grands patrons français qui font les beaux dans les ventes aux enchères dans les grandes salles de ventes à Londres ou à new York. Ils achètent à grands coups de millions d’euros des œuvres avec l’argent des augmentations confisquées aux salariés aujourd’hui licenciés dans leurs grandes entreprises et multinationales. Nous rappelons que les artistes demandent à vivre dignement de leurs pratiques artistiques, ils n’ont jamais exigé richesse, de vivre du raquette des actionnaires sur le pouvoir d’achats des salariés ou de la spéculation boursière, être artiste n’est pas une profession libérale.

E
xtrait du Livre de Michel Onfray (philosophe): Politique du rebelle : chapitre De l’art, vers une esthétique généralisée.
"(…) Or tous les régimes, tous les pouvoirs politiques savent ce lieu stratégique et veulent le confiner, maîtriser, limiter, contenir, voire le contrôler radicalement. Certains utopistes aspiraient purement et simplement au bannissement des poètes de la cité, d’autres à leur inféodation franche et nette ; ailleurs on confondait la fin de l’histoire avec la fin de l’art, d’où une réalisation de la digestion définitive des artistes par le corps social.(...)Un esthétique généralisée assume et revendique cette filiation pour répondre aux misères généralisées du marché. Les figures rebelles et résistantes risquent l’absorption dans l’histoire de l’art, puis la digestion avant de retrouver le marché. Alors, elles grossissent le rang du bourgeois, celui qui, selon la définition flaubertienne, pense bassement – il est d’autant moins qu’il a. L’art qui a cessé de résister doit périr, remplacé par un autre qui, lui, résistera. Dans cette guerre quand l’un tombe, le suivant reprend le drapeau. Que disparaissent les parasites fixés au musée, à demeure plus que de raison, ou n’envisageant plus aucun travail sans viser d’abord l’exposition.(..) C'est-à-dire au-delà du nécessaire utile à l’avancement et à la prolifération des idées. Dés qu’une station se prolonge, le risque d’un dépérissement du travail augmente. Exposée, une œuvre s’ankylose proportionnellement à son temps d’immobilité. Le lieu délétère et dévitalisant, abaisse la température du travail incandescent jusqu’à tendre vers zéro, point d’inefficacité maximale en deça de toute nuisance possible. Or le programme d’une esthétique radicale consiste toujours à refuser la bêtise. Les musées et les endroits officiels agissent comme des chambres froides où les feux furieux se rétrécissent, s’épuisent et finissent par s’éteindre, consumés par un gel raréfiant les possibilités de la vie." Michel Onfray

Extrait du livre de Pierre Bourdieu (philosophe) dans Contre-feux 2 aux éditions Raisons d’agir
"(…) La culture est menacée parce que les conditions économiques et sociales dans lesquelles elle peut se développer sont profondément affectés par la logique du profit dans les pays avancés où le capital accumulé, condition de l’autonomie, est déjà important (…) Les peintres (artistes) ont mis prés de cinq siècles pour conquérir les conditions sociales qui ont rendu possible un Picasso ; ils ont dû – on le sait par la lecture des contrats – lutter contre les commanditaires pour que les œuvres cessent d’être traitées comme un simple produit, évaluées à la surface peinte et aux prix des couleurs employées ; ils ont dû lutter pour obtenir le droit à la signature, c'est-à-dire le droit d’être traité comme des auteurs. Ils ont dû lutter pour le droit de choisir les couleurs qu’ils employaient, la manière de les employer et même, tout à la fin, notamment avec l’art abstrait, le sujet même, sur lequel pesait particulièrement le pouvoir du commanditaire. (…)" Pierre Bourdieu

artiste situation

Les Apea et nos points de vue sur la situation des artistes pasticiens et des artistes plasticiennes en France

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L'institution culturelle Française a exclu des artistes plasticiens ou artistes plasticiennes (peintres, sculpteurs, installateur, ...) depuis 25 ans pour des raisons politiques et sectaires. Ces Artistes vivent aujourd'hui dans la misère, la pauvreté et le mépris et quelque fois ces artistes se suicident ou se détruisent. Les responsables sont les élus français républicains qui ont des attitudes de monarques favorisant une oligarchie culturelle qui violent le caractère pluraliste de l'expression de la diversité des courants artistiques et des courants de pensée. Les institutions culturelles françaises non démocratiques refusent de diffuser l'art au nom de sa diversité d'une manière complète et équitable. Ces institutions culturelles françaises programment les thématiques artistiques de leurs choix sans prendre en compte les réalités artistiques reflètant les activités et les préoccupations artistiques sur le territoire français. Des artistes depuis 25 ans refusent de se soumettre à cette autorité ou cette police culturelle.

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In France since 25 years the state and the French cultural institution have excluded from the artists (painters, sculptors,...) for political or sectarian reasons.these Artists live today in misery, poverty and the contempt and some time they commit suicide. These Artists live in misery, poverty and the contempt and some time these artists commit suicide. The persons in charge are the republican French elected officials who adopt attitudes of monarchs supporting a cultural oligarchy and violating the pluralist character of the expression of the diversity of the artistic currents and the currents of thought. The antidemocratic French cultural institutions refuse to diffuse art in the name of its diversity in a complete and equitable way.The antidemocratic French cultural institutions program the artistic sets of themes their choices without taking into account artistic realities reflecting the artistic activity and concerns on the French territory. Artists since 25 years refuse to subject themselves to this authority or this cultural police.

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L'istituzione culturale francese ha escluso artisti plastici (pittori, sculpteurs) da 25 anni per ragioni politiche e settarie. Quest'artisti vivono oggi nella miseria, la povertà ed il dispetto ed alcune volte quest'artisti si suicidano o si distruggono. I responsabili sono gli eletti politici francesi repubblicani che hanno atteggiamenti di monarchi che favoriscono una "oligarchie" culturale che violano il carattere pluralistico dell'espressione della diversità delle correnti artistiche e delle correnti di pensiero. Le istituzioni culturali francesi non democratiche rifiutano di diffondere l'arte in nome della sua diversità in modo completo ed equo. Quest'istituzioni culturali francesi programmano le tematiche artistiche delle loro scelte senza tenere conto delle realtà artistiche reflètant le attività e le preoccupazioni artistiche sul territorio francese. Artisti da 25 anni rifiutano di sottoporsi a quest'autorità o questa polizia culturale.

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"(...) le concept d'art doit remplacer le concept dégénéré de capital.(...) le capital c'est la dignité humaine et la créativité.(...) L'art est le capital.(...) Le capital, c'est la capacité humaine et ce qui en découle. (...) deux relations bipolaires: la créativité et l'intention de l'homme.(...) Grâce à un dialogue ininterrompu entre les hommes, cela peut-être sans cesse discuté, cela peut se transformer en une productivité infinie qui forme et transforme le monde et dans certaines circonstances construit un cosmos tout à fait nouveau et précisément ne le détruit pas. Joseph Beuys
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ON NE JETTE PAS LES ARTISTES A LA RUE - PAIEMENT DES DROITS DE PRESENTATION ou DE MONSTRATION- LES ARTISTES PLASTICIENS AUX RMI ça suffit!!!   
 
 
 

biennale de Lyon OUT

UNIQUEMENT
AVEC NOUS
LES
ARTISTES
-
ILS NOUS VOLENT
NOTRE LIBERTE

 APPARATCHIK
COMMISSAIRE D'EXPOS
CURATEUR
CONSERVATEUR
CRITIQUE
SPECULATEUR
MARCHANDS VEREUX
LES PETITS CHEFS DE L'ART

FRANCE ART CONTEMPORAIN 2009


Téléchargez le texte ci-dessous sur la présentation de la biennale d'art contemporain de Lyon OUT 2009, contre la biennale de Lyon officielle
2009 et la préfiguration du post - fascisme culturel globaliste et mondialiste, avec l'explication et l'histoire du concept confus du sigle commercial d'"art contemporain". Ce texte n'est pas corrigé, désirant le mettre en ligne rapidement. Une deuxieme version corrigée et remodelée sera mise en ligne prochainement. Vous pouvez le télécharger, vous le trouvez en version PDF ci-dessous.

biennale-de-Lyon-art-out-contre-le-post-fascisme.pdf biennale-de-Lyon-art-out-contre-le-post-fascisme.pdf

biennale art contemporain OUT Lyon 2009 France
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